VISA soutient sans réserve les militant.es de Solidaires Rhône et de VISA 69
Suite à la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque jeudi 12 février et à son instrumentalisation nauséabonde, VISA apporte son soutien sans réserve aux camarades de Solidaires Rhône dont le nom du syndicat a été scandaleusement associé à ce tragique événement et dont le local a fait l’objet de dégradations dans la foulée.
En effet, Alice Cordier, porte-parole du groupe identitaire Némésis, avait jeté en pâture le nom de Solidaires Rhône sur le plateau de CNews jeudi soir, l’associant à tort et sans la moindre preuve aux violences, dont « le contexte et les circonstances de ces faits doivent être déterminés » selon le parquet, qui ont causé la mort du militant d’extrême droite.
Ces procédés répugnants désignant les militant.es et les locaux de Solidaires Rhône comme des cibles pour toute la fachosphère sont inacceptables.
Même si ce ne sont pas les premières attaques à l’encontre de militant.es et de locaux syndicaux, elles interviennent dans un climat délétère entretenu tout autant par l’extrême droite, par les médias proches d’elle, par la droite et, encore plus grave, par certains membres du gouvernement et par le premier ministre.
Quant à l’intervention du président E. Macron, on peut légitimement se demander quel intérêt poursuivait-elle.
Les syndicalistes antifascistes du Rhône sont confronté.es régulièrement depuis plus de 15 ans à la violence des groupes d’extrême droite, que ce soit en manifestation ou dans leur activité syndicale quotidienne, ainsi que de nombreuses associations, organisations politiques de gauche, des librairies et lieux progressistes.
L’impunité et les plaintes classées sans suite doivent cesser et toute la lumière doit être faite de manière impartiale sur les événements du 12 février.
Dans ce contexte, VISA tient à exprimer son total soutien et sa solidarité aux camarades de Solidaires Rhône, et aussi à celles et ceux de VISA 69.
Paris, le 18 février 2026
VISA 93 : Contre la criminalisation de l’antifascisme ! Pour un front unitaire antifasciste !
Depuis les affrontements survenus à Lyon, avec la mort d’un jeune néo-fasciste, pour laquelle désormais la justice approfondit ses investigations, une véritable campagne médiatico-politique s’est déployée pour criminaliser l’antifascisme.
Dans une totale inversion des valeurs, cette instrumentalisation glorifie les nervis fascistes, criminalise l’antifascisme, et une certaine vulgate excluent de « l’arc républicain » la première organisation parlementaire de gauche, LFI pour dans le même mouvement coopter le FN-RN « dans le cercle de la raison », si cher aux libéraux de toutes obédiences.
La banalisation de l’extrême droite connaît donc une nouvelle accélération. Il est désormais clair qu’une frange de plus en plus importante de l’élite patronale, médiatique, et politique a décidé de pactiser avec l’extrême droite. Les avocats du Capital, dont le premier d’entre eux Emmanuel Macron, ne font passer leurs régressions sociales qu’à l’aide d’autoritarisme et de passage en force institutionnel qui piétine l’esprit de notre démocratie. Les résistances ouvrières, sociales et populaires, bien que trop souvent éparses, arrivent tout de même à freiner ces régressions néolibérales. Cela est manifestement trop pour un capital aux abois prêt à l’ultime compromission pour maintenir son système, ses prérogatives, ses privilèges et ses profits !
Il s’agit ainsi de faire porter la responsabilité de la violence aux franges les plus combatives de la gauche politique et sociale, dans un inversement de valeurs totalement grossier, mais qui peut bénéficier de la puissante caisse de résonance des médias de milliardaires d’extrême droite et de droite extrême, et de la connivence de trop nombreux médias de masse. Nous refusons toute remise en cause des libertés publiques et syndicales. Le droit de manifester, de s’organiser, de se syndiquer, de contester et de critiquer le pouvoir est au cœur de toute démocratie réelle. Criminaliser l’antifascisme ou assimiler les mobilisations sociales à des menaces pour l’ordre public constitue une atteinte grave à ces libertés fondamentales.
Or la réalité indéniable, c’est la recrudescence de violences de groupe d’extrême droite pouvant aller jusqu’aux homicides comme ce fut le cas pour Clément Meric, Martin Aramburu, Angela Rostas, Hichem Miraoui … En Seine-Saint-Denis, ces dernières années, des groupuscules fascistes de plus en plus désinhibés ont organisé différentes provocations visant à stigmatiser et insulter les habitants du département. Banderole xénophobe sur le toit de la CAF 93 en 2019, attaque sexiste et raciste de photos de femmes voilées séquano-dyonisiennes lors d’une exposition à la basilique st-Denis, tags pro-Algérie française et incendie d’un édifice départemental portant le au nom d’une militante féministe et anticoloniale en 2025 …
L’Action française, organisation qu’a fréquenté Quentin Deranque, a été créée lors de l’affaire Dreyfus par des antidreyfusards antisémites, et continue aujourd’hui de propager son antisemitisme. Ces provocations, ce verbe de la haine et du racisme, ces violences, ces crimes, sont actuellement totalement invisibilisés pour faire place à une propagande qui alimente la fascisation du pays. Nous vivons un processus qui prépare, idéologiquement et matériellement, la construction d’un État de guerre ouverte contre l’ensemble des mouvements d’émancipation pour l’égalité et contre le racisme, le patriarcat, l’exploitation et la destruction de l’environnement. Un État cherchant plus profondément à anéantir toute forme de dissidence et tout espace de contre-pouvoir. Un État atomisant ainsi sa population et l’encadrant idéologiquement, afin de tenter de relancer l’accumulation du capital.
Au-delà des divergences, les forces du mouvement social, syndical, associatif et politique doivent faire front commun. C’est dans le rassemblement de notre camp social, dans la solidarité active, que nous pourrons faire obstacle à la banalisation de l’extrême droite.
Nous ne nous résignerons jamais à l’avènement du fascisme ! Nous continuerons à revendiquer nos engagements antifascistes. L’antifascisme c’est l’auto-défense, politique, sociale, syndicale, contre la bête immonde ! L’antifascisme c’est défendre nos conquêtes, nos libertés, nos vies !
Aujourd’hui plus que jamais,
Siamo Tutti antifascisti !
VISA 35 dénonce la criminalisation de l’antifascisme et la banalisation des violences de l’extrême droite
Depuis les affrontements survenus à Lyon, avec la mort d’un jeune néo-fasciste, une véritable campagne médiatico-politique s’est déployée pour criminaliser l’antifascisme.
La mort d’un jeune homme est toujours à déplorer, elle intervient dans un contexte de violences politiques qui durent à Lyon depuis plus de 15 ans. En effet depuis le début des années 2010, la vie politique, syndicale et sociale lyonnaise est marquée par de nombreuses agressions et violences de l’extrême-droite contre des lieux, des évènements ou des personnes en raison de leur appartenance syndicale, politique, à la communauté LGBTQIA+ ou simplement parce qu’elles sont racisées. Nos organisations ont à de multiples reprises dénoncé ces violences d’extrême-droite, dans un silence médiatique assourdissant et sans qu’une véritable action de l’État permet réellement de mettre fin à ces violences. Au niveau national, il y a eu en 4 ans pas moins de 11 décès et une vingtaine de blessés par balles ou armes blanches lors d’agressions menées par des militants fascistes ou racistes.
Au niveau local, les agressions et menaces en provenance de l’extrême droite se sont multipliées également ces dernières années dans notre région et notre département : des jeunes étudiant-es agressé-es et blessé-es sur le campus de Rennes, menaces de mort contre les maires de Callac et Saint-Brévin, menaces de mort contre les journalistes du Poher, agressions de 4 syndicalistes à Lorient avec une arme. Sans compter les dégradations régulières de locaux syndicaux, associatifs et centres LBGT.
Nous entrons dans une période de grande turbulence politique et sociale dont l’extrême droite, sans surprise, cherche à tirer profit et face à laquelle nous devrons garder la tête froide et les idées claires. Les pressions et interférences politiques ne doivent se substituer au travail de la justice. Sur le terrain, c’est par notre action collective, organisée, de classe, de masse et déterminée que nous gagnerons.
Le syndicalisme antifasciste ne glorifie pas la mort : il l’abhorre. Il l’abhorre pour la raison simple que nous luttons précisément pour une vie libre, affranchie de l’exploitation et de toute forme de domination.
L’extrême droite, le plus grand et plus terrible ennemi de notre classe, n’a au contraire que faire de la vie. Ses militant·es instrumentalisent la mort pour servir leur ignoble projet raciste, nationaliste, sexiste, xénophobe et bien sûr, antisocial.
Dans une totale inversion des valeurs, cette instrumentalisation glorifie les nervis fascistes et criminalise l’antifascisme.
La banalisation de l’extrême droite connaît donc une nouvelle accélération. Il est désormais clair qu’une frange de plus en plus importante de l’élite patronale, médiatique, et politique a décidé de pactiser avec l’extrême droite. Les avocat·es du Capital, dont le premier d’entre eux Emmanuel Macron, ne font passer leurs régressions sociales qu’à l’aide d’autoritarisme et de passage en force institutionnel qui piétinent l’esprit de notre démocratie. Les résistances ouvrières, sociales et populaires, bien que trop souvent éparses, arrivent tout de même à freiner ces régressions néolibérales. Cela est manifestement trop pour un capital aux abois prêt à l’ultime compromission pour maintenir son système, ses prérogatives, ses privilèges et ses profits !
Il s’agit ainsi de faire porter la responsabilité de la violence aux franges les plus combatives de la gauche politique et sociale, dans un inversement de valeurs totalement grossier, mais qui bénéficie de la puissante caisse de résonance des médias de milliardaires d’extrême droite et de droite extrême, et de la connivence de trop nombreux médias de masse. Nous refusons toute remise en cause des libertés publiques et syndicales. Le droit de manifester, de s’organiser, de se syndiquer, de contester et de critiquer le pouvoir est au cœur de toute démocratie réelle. Criminaliser l’antifascisme ou assimiler les mobilisations sociales à des menaces pour l’ordre public constitue une atteinte grave à ces libertés fondamentales.
La France insoumise et ses militant·es se voient odieusement jeter en pâture et sont au centre de cette criminalisation. Mais ne nous y trompons pas, toute la gauche sociale, politique, associative, le syndicalisme dans son ensemble seront balayés si nous ne faisons pas front commun.
D’ores et déjà à Rennes, des militant·es politiques et/ou syndicaux·ales sont menacé·es nominativement par des tags, leur tête mis à prix sur les réseaux sociaux. L’« influenceur » d’extrême-droite Le Jarl fait des vidéos en mettant une cible dans le dos à un militant. Au niveau national, des dizaines de permanences d’élu·es, de locaux politiques ou syndicaux sont dégradés, des bars réputés de gauche sont attaqués, des client·es blessé·es. L’extrême-droite la plus radicale parade dans les rues et veut continuer à le faire dans les prochaines semaines. Nous apportons à toutes les organisations, et militant·es qui subissent cette violence un soutien sans faille !
Les forces du mouvement social, syndical, associatif et politique doivent faire front commun. C’est dans le rassemblement, dans la solidarité active, que nous pourrons faire obstacle à la banalisation de l’extrême droite.
Nous ne nous résignerons jamais à l’avènement du fascisme ! Nous continuerons à revendiquer nos engagements antifascistes. L’antifascisme c’est l’auto-défense, politique, sociale, syndicale, contre la bête immonde ! L’antifascisme c’est défendre nos conquêtes, nos libertés, nos vies !
Aujourd’hui plus que jamais, et tant qu’il le faudra, nous sommes toutes et tous antifascistes !
VISA 66 : Contre la criminalisation de l’antifascisme ! Pour un front unitaire antifasciste !
Depuis les affrontements survenus à Lyon, avec la mort d’un jeune néo-fasciste, pour laquelle désormais la justice approfondit ses investigations, une véritable campagne médiatique s’est déployée pour criminaliser l’antifascisme.
Nous condamnons les violences qui ont eu pour suite la mort de Quentin Deranque. Mais nous nous opposons également à l’inversion totale des valeurs à laquelle nous assistons : les fascistes sont glorifiés, l’antifascisme est criminalisé et la sphère médiatico-politique exclut LFI, première force parlementaire de gauche, de l’arc républicain, tandis que dans le même temps, le FN/RN est présenté comme fréquentable et intégré au cercle de raison.
La banalisation de l’extrême droite connaît donc une nouvelle accélération. Il est désormais clair qu’une frange de plus en plus importante de l’élite patronale, médiatique et politique a décidé de pactiser avec l’extrême droite. Les avocats du Capital, dont le premier d’entre eux Emmanuel Macron, ne font passer leurs régressions sociales qu’à l’aide d’autoritarisme et de passage en force institutionnel qui piétine l’esprit de notre démocratie. Les résistances ouvrières, sociales et populaires, bien que trop souvent éparses, arrivent tout de même à freiner ces régressions néolibérales. Cela est manifestement trop pour un capital aux abois prêt à l’ultime compromission pour maintenir son système, ses prérogatives, ses privilèges et ses profits !
Il s’agit ainsi de faire porter la responsabilité de la violence aux franges les plus combatives de la gauche politique et sociale, dans un inversement de valeurs totalement grossières, mais qui peut bénéficier de la puissante caisse de résonance des médias de milliardaires d’extrême droite et de droite extrême, et de la connivence de trop nombreux médias de masse. Nous refusons toute remise en cause des libertés publiques et syndicales. Le droit de manifester, de s’organiser, de se syndiquer, de contester et de critiquer le pouvoir est au cœur de toute démocratie réelle. Criminaliser l’antifascisme ou assimiler les mobilisations sociales à des menaces pour l’ordre public constitue une atteinte grave à ces libertés fondamentales.
Or la réalité indéniable, c’est la recrudescence de violences de groupe d’extrême droite pouvant aller jusqu’aux homicides comme ce fut le cas pour Clément Meric, Martin Aramburu, Angela Rostas, Hichem Miraoui…
L’Action française, organisation qu’a fréquentée Quentin Deranque, a été créée lors de l’affaire Dreyfus par des antidreyfusards antisémites, et continue aujourd’hui de propager son antisémitisme. Sa trajectoire politique ne se limite pas l’Action française, il a cofondé en 2025 un groupuscule néofasciste « Les Allobroges Bourgoin » avec lequel il participe au rassemblement néonazi du Comité du 9-Mai à Paris.
Ces provocations, ce verbe de la haine et du racisme, ces violences, ces crimes, sont actuellement totalement invisibilisés pour faire place à une propagande qui alimente la fascisation du pays.
Nous vivons un processus qui prépare, idéologiquement et matériellement, la construction d’un État en guerre ouverte contre l’ensemble des mouvements d’émancipation pour l’égalité et contre le racisme, le patriarcat, l’exploitation et la destruction de l’environnement. Un État cherchant plus profondément à anéantir toute forme de dissidence et tout espace de contre-pouvoir. Un État atomisant ainsi sa population et l’encadrant idéologiquement, afin de tenter de relancer l’accumulation du capital. Au-delà des divergences, les forces du mouvement social, syndical, associatif et politique doivent faire front commun.
C’est dans le rassemblement de notre camp social, dans la solidarité active, que nous pourrons faire obstacle à la banalisation de l’extrême droite. Nous ne nous résignerons jamais à l’avènement du fascisme ! Nous continuerons à revendiquer nos engagements antifascistes.
VISA 66 appelle l’ensemble des forces progressistes à participer à la manifestation du 21 mars 2026 pour la journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.
L’antifascisme c’est l’auto-défense, politique, sociale, syndicale, contre la bête immonde ! L’antifascisme c’est défendre nos conquêtes, nos libertés, nos vies !
Aujourd’hui plus que jamais, Siamo Tutti Antifascisti !
VISA 72 condamne les violences qui ont conduit à la mort d’un jeune néofasciste et appelle à cesser l’instrumentalisation et les pressions
Les organisations membres de VISA 72 rappellent avec gravité que la mort violente d’une personne constitue toujours un drame humain. Elle appelle à la retenue, au refus des instrumentalisations et à une analyse politique rigoureuse des faits.
Depuis ce décès survenu à Lyon, les récupérations politiques se multiplient. Elles visent à brouiller les responsabilités, à disqualifier l’antifascisme et, plus largement, à jeter l’opprobre sur le mouvement social, syndical et politique. Cette stratégie est dangereuse. Elle alimente les tensions et contribue à un climat de peur et de confusion qui profite aux forces réactionnaires.
VISA 72 refuse toute mise sur le même plan entre l’extrême droite et celles et ceux qui la combattent. L’extrême droite, de ses origines à aujourd’hui, s’est construite sur la violence, le racisme, l’antisémitisme, le sexisme, la négation des droits fondamentaux et l’accaparement des richesses. Elle utilise la violence comme un moyen politique assumé pour imposer ses idées et faire taire ses opposant·es.
Les faits sont établis : au moins neuf personnes ont été tuées en France par des militant·es ou sympathisant·es d’extrême droite au cours des quatre dernières années. Ces violences ne relèvent ni de faits isolés ni de dérives marginales, mais d’une dynamique politique structurée.
Les événements récents confirment cette réalité :
- Agressions répétées de militant·es et de personnes ciblées par des groupes d’extrême droite dans plusieurs villes.
- Attaques et dégradations de locaux syndicaux, associatifs et politiques.
- Menaces visant des militant·es, des minorités et des lieux de culte.
- Multiplication d’appels explicites à la vengeance et à la violence.
Dans ce contexte, les prises de position institutionnelles et politiques qui contribuent à banaliser l’extrême droite interrogent profondément.
La tenue d’une minute de silence à l’Assemblée nationale en hommage à un militant néofasciste illustre ce brouillage des repères politiques et moraux. Elle participe à une inversion des responsabilités qui tend à invisibiliser les violences systémiques de l’extrême droite et à délégitimer celles et ceux qui la combattent. Par ailleurs, les discours officiels invoquant une neutralité abstraite de l’État et des institutions judiciaires ne peuvent être examinés sans esprit critique.
L’histoire sociale et syndicale montre que les rapports de force traversent les institutions et que les libertés démocratiques n’ont jamais été concédées sans luttes. Les tentatives de criminalisation du mouvement social et de l’antifascisme s’inscrivent dans une continuité réactionnaire que nous combattons.
VISA 72 réaffirme sa mission : informer, analyser, former et alerter sur les dangers de l’extrême droite, sur ses stratégies de banalisation et sur les complicités politiques, institutionnelles et médiatiques dont elle bénéficie.
Cette vigilance est indispensable pour outiller les militant·es, les syndiqué·es et l’ensemble du monde du travail.
Pour VISA 72, l’unité des forces du mouvement social attachées à la transformation sociale, à l’égalité, à la justice sociale, écologique et fiscale est essentielle pour résister et mener ce combat contre l’extrême droitisation du débat public.

VISA 29 : Dans le Finistère comme ailleurs, l’extrême droite et sa haine n’ont pas leur place
La mort violente de Quentin Deranque, survenue dans un contexte lyonnais fortement structuré par la présence de nombreux groupuscules d’extrême droite, marque un basculement majeur dans la sphère politique et médiatique. Le mot « antifascisme » ne cesse d’être galvaudé, sali, bien loin de sa définition réelle, de ce qu’il est, et de ses luttes quotidiennes.
Une indignation à géométrie variable
La réalité est indéniable, nous assistons depuis plusieurs années à une recrudescence de violences de groupes d’extrême droite pouvant aller jusqu’aux homicides comme ce fut le cas pour Clément Meric, Martin Aramburu, Angelas Rostas, Hichem Miraoui…
À Brest, dans un contexte où les agressions d’extrême droite se sont multipliées ces derniers mois, la préfecture s’indigne des actions antifascistes menées, tout en autorisant la marche de l’extrême droite samedi et obligeant la manifestation pour l’Ukraine, prévue ce jour-là, à se tenir ailleurs ou à un autre moment. En agissant ainsi, elle ouvre la porte à de potentielles tensions, se montre extrêmement complaisant envers l’extrême droite locale et contribue au lynchage médiatique de l’antifascisme. Quel est son objectif ?
L’édito du 17 février de M. Coudurier dans Le Télégramme s’inscrit dans cette même logique. Comment peut-il sérieusement affirmer que « l’extrême droite [a] coupé ses liens avec [les] groupuscules violents » ? En renvoyant dos à dos « les extrêmes », il oublie sciemment que les faits de violence liés à l’extrême droite sont ultra majoritaires et que les projets politiques portés sont diamétralement opposés. Cette inversion des valeurs, grossière et malhonnête, est aussi celle développée par Jordan Bardella. Cela ne vise qu’à criminaliser l’antifascisme afin de laisser le champ libre au développement des ambitions haineuses et mortifères de l’extrême droite.
À l’inverse, l’antifascisme que nous portons localement est vivant et porteur d’entraide et de justice sociale. Ainsi, organisé par l’AG antifa, le festival « Brest ouverte et Solidaire » s’est déroulé pendant plus d’un mois dans plusieurs endroits de la ville – dont la Maison du Peuple – sans heurts, dans une ambiance conviviale et joyeuse. Ses différents événements (podcasts, spectacles, tables rondes…) témoignent d’un véritable travail collectif d’éducation populaire. De même, dans le cadre du Festival Longueur d’ondes, ce sont 1 600 personnes qui ont assisté à une table ronde sur l’antifascisme à laquelle participait VISA29. L’antifascisme, n’en déplaise au préfet, c’est cela !
Le syndicalisme et l’antifascisme sont indispensables
Nous appelons la préfecture à faire preuve de retenue et de responsabilité afin de contribuer à l’apaisement et de garantir la sécurité de toutes et tous. L’agenda politique ne doit pas réécrire l’histoire. Face à l’extrême droite et aux discours fascisants, il est indispensable de créer du collectif et d’agir. Contrairement à l’extrême droite ce n’est pas la haine qui nous porte mais la lutte pour l’égalité et contre les discriminations. Nos modes d’action sont pluriels et populaires. Ancré·es dans nos lieux de travail, nous portons nos idées émancipatrices au plus près du réel.
L’antifascisme est nécessaire. Les camarades de l’UD CGT 56 qui ont récemment exclu une candidate RN aux municipales l’ont clairement affirmé : « Aucune complaisance. Aucune ambiguïté. Aucune tolérance envers l’extrême droite. »
Le mouvement social doit faire front commun. C’est dans le rassemblement des forces progressistes que nous pourrons faire obstacle au danger que constitue l’extrême droite. Face à la bête immonde, nous ne nous résignerons jamais, et continuerons à revendiquer notre engagement antifasciste.
Aujourd’hui plus que jamais : Siamo tutti antifascisti !
