Nous nous enfonçons dans une crise sociale, économique et démocratique dont les effets délétères peuvent favoriser le succès électoral du RN et des autres partis d’extrême droite (Reconquête, UDR, …). L’arrivée au pouvoir du RN n’est pas une fiction, tant les épisodes récents de la vie politique et les choix du néolibéralisme nourrissent la bête immonde.
Dans ce contexte, les élections municipales et communautaires les 15 et 22 mars 2026 représentent un enjeu crucial pour les partis d’extrême droite et nous devons réagir ! sans oublier leurs possibles conséquences sur les élections sénatoriales.
AUX MUNICIPALES, PAS UNE VOIX POUR L’EXTREME DROITE ! En Ariège, nous sommes particulièrement concernés au vu des « scores » de l’extrême droite aux
élections nationales et européennes. L’imposture rurale de l’extrême droite est une réalité quotidienne. Des locaux syndicaux ont été saccagés avec des tags racistes à St Lizier en juillet 2024. Nous avons plusieurs listes municipales : 2 « officiellement » d’extrême droite : le « Rassemblement des droites pour Pamiers » , « La droite pour St Girons » et une liste « Varilhes Autrement » ; sans compter les listes qui se cachent derrière des mentions « sans étiquette » !
Rappelons que depuis 2014, le RN et ses alliés dirigent déjà des municipalités.
« On les a déjà essayés » et leurs bilans prouvent leur nocivité sociale et syndicale.
Les maires d’extrême droite pratiquent systématiquement :
- la chasse aux pauvres,
- les attaques violentes contre les syndicalistes, les salarié.es et les associations,
- la remise en cause des acquis sociaux,
- la banalisation de propos et de politiques discriminatoires, racistes et antidémocratiques,
- la promotion d’une idéologie sexiste, homophobe, fasciste et intégriste,
- des attaques budgétaires contre la culture et sa mise au pas au service d’une idéologie réactionnaire et la censure. Ce que le RN applique dans les mairies, c’est un avant-goût de son projet national : repli identitaire, division des habitant.es, casse du tissu associatif, mépris des droits sociaux. Derrière la communication se cache un projet de société inégalitaire et autoritaire.
Le RN tente de se faire passer pour un parti du peuple, défendant les « oubliés » de la République. Il prétend parler au nom des ouvrier.es, des employé.es, des retraité.es modestes. Mais à l’Assemblée nationale, les votes du RN racontent une toute autre histoire : – Contre la hausse du SMIC. – Contre le blocage des prix de l’énergie ou des produits de première nécessité. – Contre le rétablissement de l’ISF (impôt sur la fortune). – Pour les exonérations patronales. – Contre la taxation des superprofits. – Contre le renforcement des droits syndicaux. – Contre la solidarité et l’égalité entre les Peuples.- Pour la suppression de l’Aide Médicale d’Etat AME VISA 09 poursuit sans relâche ce combat intersyndical unitaire dans le monde du travail.
Pas une voix pour l’extrême droite
