VISA 64 Communiqué de presse Contre la criminalisation de l’antifascisme ! Pour un front unitaire antifasciste !
Suite aux affrontements survenus à Lyon et à la mort d’un jeune militant néofasciste, pour laquelle désormais la justice est saisie, une véritable campagne médiatico-politique est en cours pour stigmatiser puis criminaliser l’antifascisme.
Par une totale inversion des valeurs et des faits, cette campagne
d’instrumentalisation glorifie les nervis fascistes, criminalise l’antifascisme, et étend sa condamnation à l’ensemble des forces de progrès social.
Il est désormais clair qu’une frange de plus en plus importante des élites patronales, médiatiques et politiques a décidé de pactiser avec l’extrême droite.
Les avocats du Capital, dont le premier d’entre eux, Emmanuel Macron, ne font passer leurs régressions sociales qu’à l’aide d’autoritarisme et de coups de force institutionnels qui piétinent l’esprit, parfois les procédures de notre démocratie.
Bien sûr, les résistances ouvrières, sociales et populaires, arrivent tout de même à freiner ces régressions néolibérales. Cela est manifestement trop pour un Capital aux abois prêt à l’ultime compromission pour maintenir son système, ses prérogatives, ses privilèges et ses profits !
Communiqué de presse du Collectif de Lutte Contre les Extrêmes Droites 63
Alors que nous déplorons la mort de Quentin Deranque, militant néofasciste de 23 ans, à Lyon à la suite d’une rixe le vendredi 13 février 2026, nous constatons qu’elle a suscité une recrudescence des violences d’extrême droite.
Ces derniers jours, des menaces et même des appels aux meurtres ont été proférés par des militant. e.s d’extrême droite envers des responsables politiques, des syndicats et des militant.e.s antifascistes. Des dizaines de locaux d’organisations politiques et syndicales ont été attaquées partout en France.
A Clermont-Ferrand, le local de l’Union Étudiante a été vandalisé dans la nuit du 15 février, les vitres brisées et l’intérieur du lieu saccagé. La même nuit, les militants de Clermont Non Conforme ont posté sur leurs réseaux des textes menaçants et photos devant la permanence de Marianne Maximi, députée LFI-NFP du Puy-de-Dôme. Plusieurs tags appelant à la mort d’Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand, ont été retrouvés dans la ville.
Le Collectif de Lutte Contre Les Extrêmes Droites dénonce l’instrumentalisation politique de ce drame par l’extrême droite et les stratégies d’accusations calomnieuses qui ont été portées par de nombreux responsables politiques. Quand, depuis 2022, l’extrême droite est responsable de 12 meurtres et 19 blessures graves, nous ne pouvons que dénoncer ce double discours et ce narratif victimaire des néofascistes. Le climat de violence, créé, recherché et entretenu par l’extrême droite doit cesser.
Nous ne céderons pas face aux intimidations et nous exprimons notre solidarité avec toutes celles et ceux qui s’opposent à la violence des discours et des actes fascistes, racistes, xénophobes, antisémites, sexistes, homophobes, transphobes que continue de perpétrer en toute impunité l’extrême droite. Dans ce contexte de montée des violences, nous devons rester unis. Nous continuerons notre mobilisation.
Communiqué de Soutien
À l’Union Pirate de Rennes II, membre de VISA 35 et aux 6 étudiant.e.s de Rennes II menacés nominativement de mort.
FO Action Sociale 35 condamne la dégradation ce Jeudi 19 Février 2026 des locaux syndicaux de l’Union Pirate de Rennes II et apporte son soutien aux 6 étudiant.e.s menacés de mort par des groupes d’extrême droite à Rennes.
Parce que nous sommes des syndicalistes antifascistes nous sommes totalement irréconciliables avec la mort.
La mort d’un militant d’extrême droite de 23 ans, suite à une embuscade que son groupe fasciste a initié à Lyon le 12 Février est un drame.
Celui-ci ne peut être la légitimation et la motivation d’agressions ou de menaces d’étudiant.e.s syndicalistes à Rennes comme partout en France ou de vandalisme de leurs locaux syndicaux ou associatifs.
Depuis des décennies, les crimes racistes, antisémites et sécuritaires ont endeuillé notre classe ouvrière.
L’extrême droite entend imposer son narratif et son hégémonie culturelle avec une inversion des valeurs, laissant croire qu’elle serait du côté de la modération de l’ordre et de la respectabilité, aidée en cela par l’extrême centre au pouvoir qui lui décerne à bon compte un brevet de bienséance.
Il s’agit de mensonges déconcertants ! Jamais le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie, le sexisme, l’homophobie, la transphobie ne seront respectables.
La haine de l’autre, le génocide des juifs et des Tziganes, les crimes de masse de leurs opposants syndicaux et politiques est l’histoire sanglante des idéologies nationalistes militaristes et fascistes.
L’extrême droite constitue le bras armé du capitalisme pour entraver toutes nos aspirations à la Justice Sociale et à l’Égalité économique.
Elle prétend instaurer l’ordre, mais elle sème partout le désordre de l’injustice.
Pour obtenir la satisfaction de toutes nos revendications syndicales égalitaires et libertaires, nous appelons l’ensemble des Travailleurs Travailleuses sociaux à venir renforcer les rangs des syndicats antifascistes, anti-impérialistes, féministes et écologistes.
Opposons à la violence fasciste notre Force Ouvrière.
Le SDASFO35
SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE : Communiqué de presse, Quand les digues contre le fascisme cèdent, un silence complice
Publié le 24 février 2026
Le 14 février 2026 à Lyon, un militant lié à l’extrême-droite, Quentin Deranque, est décédé à la suite d’un affrontement. Les circonstances de cet événement d’une violence intolérable sont encore à déterminer par le travail d’enquête, sous la direction des juges d’instruction.
Alors que les magistrat·es ont besoin de sérénité pour œuvrer, nombre de responsables politiques se sont empressé·es de désigner des coupables avant l’heure.
Ainsi, le garde des Sceaux s’est à nouveau permis de s’exprimer dans une affaire en cours alors que sa fonction lui impose le silence. Rappelons qu’il est l’autorité hiérarchique des magistrat·es du parquet qui ont eu à connaître et qui connaîtront encore de la procédure.
Le ministre de l’Intérieur, quant à lui, s’est autorisé à établir des responsabilités, avant même la prise de parole du procureur de la République de Lyon, en violation du secret des investigations alors en cours.
Toute la semaine, le débat public a été traversé par des instrumentalisations incessantes.
Ces récupérations, particulièrement médiatisées, ont préparé le terrain au spectacle sidérant auquel nous avons assisté ce samedi 21 février. Des groupuscules d’extrême-droite, dont certains assument de recourir à la violence pour lutter contre la démocratie, l’État de droit et l’égalité de tous et toutes devant la loi, ont défilé dans les rues de Lyon. Certains membres du cortège auraient tenu des propos racistes et homophobes, des saluts nazis ont été observés. Si la commission de certains délits a été signalée au procureur de la République, force est de constater l’absence de réaction des autorités garantes de nos libertés fondamentales, les mêmes qui contribuaient quelques jours auparavant au vacarme ambiant.
À l’heure du bilan de la semaine passée, nous dressons un constat glaçant : les digues cèdent face à la montée des idées fascistes dans l’indifférence générale.
Le Syndicat de la magistrature continuera de dénoncer les compromissions face au danger que représente l’extrême droite et s’inquiète de l’effacement croissant des garants de la démocratie.
SDAS-FO 67 : UNE MINUTE DE SILENCE AVANT LE BRUIT DES BOTTES
Un militant néofasciste, antisémite et actif dans des groupes adeptes de tabassage de rue est mort le 14 février
S’en est suivi une déferlante nauséabonde contre l’antifascisme et l’instrumentalisation de cette mort par nombre de politiques et de médias. Un renversement total de la réalité pour légitimer une peste
brune qui tait son nom.
Puis le silence. De ces silences glaçants. La minute de silence en hommage à un néonazi ayant milité à l’Action Française. Une minute de silence comme un crachat au visage des résistants, des militants, des syndicalistes, des antifascistes.
Ce silence a ouvert la voie à des défilés de néonazis, racistes, xénophobes, homophobes, antisémites, anti-républicains, nostalgiques des pires heures de notre histoire.
Diaboliser l’antifascisme, c’est légitimer l’extrême droite. Cette stratégie fait peser de graves menaces sur les libertés démocratiques et syndicales. L’histoire nous l’a enseigné : l’extrême droite a toujours été l’ennemie des travailleurs et travailleuses, de leurs syndicats, de l’égalité et des libertés publiques. Elle s’est toujours opposée à notre volonté émancipatrice, à nos libertés, à nos intérêts de classe et à nos revendications.
Le SDAS FO 67 dénonce avec solennité et détermination cette diabolisation et exprime sa solidarité pleine et entière à toutes celles et tous ceux qui sont aujourd’hui la cible d’attaques médiaticopolitique abjectes.
Le SDAS FO 67 rappelle que l’antifascisme n’est pas un parti. Il n’est que la réponse nécessaire et vitale au fascisme. Il est l’unique rempart contre l’extrême droite et les idéologies de rejet de l’autre.
Aux antifascistes, notre soutien : nous sommes des vôtres.
Aux autres, nous disons :VOUS NE PASSEREZ PAS !
Le SDAS FO 67 considère que l’austérité que les gouvernements successifs imposent aux travailleurs fait le lit des fascismes. Au nom de l’augmentation des dépenses militaires et de la politique d’austérité budgétaire sans fin, à savoir plus de 40 milliards d’économie, les budgets se suivent et se ressemblent. Ces budgets visent à faire payer les salariés une politique austéritaire au profit du patronat.
Le SDAS FO 67 considère qu’il n’est pas trop tard.
UNIS CONTRE L’AUSTÉRITÉ
SIAMO TUTTI ANTIFASCITI
