16 mars 2026
| Les succès électoraux du FN / RN s’accompagnent d’une hausse importante des actes et propos racistes dans la société. Ces attitudes radicales et décomplexées sont le résultat d’une stratégie culturelle renforcée par de puissants relais médiatiques qui, au nom d’une « liberté d’expression » dénaturée, tentent de |
| faire oublier que le racisme est un délit, pas une opinion. Le monde du travail n’échappe évidemment pas aux paroles racistes de plus en plus libérées et toujours plus violentes, parfois émises sous l’apparence de la plaisanterie. Elles pourrissent les collectifs de travail mais d’abord la vie des personnes visées. Les comportements, les agressions racistes, antisémites ou islamophobes, témoignent d’un changement profond dans notre société qui se montre hostile à « l’Autre », à celui ou celle qui ne lui ressemble pas, en se réfugiant dans un passé mythifié où, comme le promeut l’extrême droite, un suprémacisme blanc, chrétien et hétéronormé réinvente le monde en délivrant un « récit national » très loin de la réalité des faits et de notre histoire. Le monde réel, le monde du travail dans |
| lequel nous intervenons, est devenu moins simple, plus complexe, et nous devons sans cesse réaffirmer nos valeurs. Nous sommes syndicalistes, donc antifascistes. Aujourd’hui, en période de crises multiples, il est trop facile et réducteur |
| de rendre les immigrés, traités comme des délinquants et des criminels, responsables de tout ou partie des problèmes Tomber aussi dans le grand classique « ils sont la cause du trou de la sécu », en négligeant volontairement les milliards de cotisations sociales et fiscales des immigrés, c’est aussi oublier ces |
| richesses produites dont ils sont trop souvent spoliés lors de leur départ en retraite ou lors d’un arrêt de travail. Les immigrés sont en plus injustement stigmatisés comme responsables du manque d’égalité femmes-hommes, de la montée de l’homophobie et de plein d’autres choses comme la détérioration du marché du travail et la baisse des salaires … Jamais les patrons ne sont désignés! Pour ne plus laisser passer ces paroles et attitudes abjectes, il faut en connaître les origines et en maîtriser la compréhension, d’où la réalisation de ce dossier par les militant·es de VISA. Cet outil militant n’est qu’un premier pas qui doit inviter les syndicats et les militant·es à s’armer contre tous les racismes. N’oublions pas non plus que certain·es de nos camarades ne seront jamais assez « français » aux yeux de l’extrême droite. |
