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DOSSIER VISA N°16 : Antifascisme, une nécessité face aux violences historiques de l’extrême droite

16 mars 2026

Le 14 février 2026, Quentin Deranque est décédé à Lyon suite à une rixe dont la ville est malheureusement devenue coutumière depuis que différents groupes d’extrême droite s’y sont installés. Ce qui fait que la Préfecture du Rhône traîne aujourd’hui le calamiteux surnom de capitale de l’extrême droite. VISA ne se revendique pas des modalités d’actions qui ont abouti à ce drame qu’est la mort d’un jeune homme de 23 ans. Même si celui-ci était un militant qui est passé par différentes organisations fascistes, qu’il faisait partie d’un groupe qui préparait une attaque et que les personnes visées ont riposté, rien ne peut justifier sa mort.

Syndicalistes donc antifascistes, nous sommes régulièrement la cible nous sommes régulièrement la cible de la violence de ceux qui se réclament de la seule idéologie politique qui envisage réellement l’élimination de celles et ceux qu’elle désigne comme ses adversaires. De fait, comme d’autres mouvements, les syndicats ont été régulièrement confrontés à la violence de l’extrême droite, et ils ont nécessairement du s’organiser pour y faire face. Mais il n’a jamais été question de s’abaisser à utiliser les mêmes méthodes que l’extrême droite, parce que nous savons que c’est exactement ce qu’elle cherche : se présenter en victime. Le mouvement syndical s’est historiquement inscrit dans le camp de la vie et l’égalité des droits pour toutes et tous.

L’extrême droite et une partie de la classe politique ont développé un narratif avec des objectifs différents mais tout aussi consternants l’un que l’autre. Pour l’extrême droite ce fut l’opportunité d’une immonde récupération sur fond d’inversion des valeurs, visant à se faire passer pour des anges en criminalisant les organisations progressistes se revendiquant de l’antifascisme. Pour une large partie de la classe politique, comprenant aussi l’extrême droite, ce fut aussi l’occasion d’un immonde calcul électoral visant à discréditer une partie des organisations de gauche à la veille d’échéances électorales. Nos organisations sont porteuses de valeurs humanistes, progressistes et émancipatrices.

Puisque la violence est dans son ADN, nous ne laisserons pas l’extrême droite nous réduire à de la violence afin de se faire passer pour ce qu’elle n’est pas. Ce dossier doit permettre à chacun·e de remettre les faits en bon ordre afin de comprendre le contexte historique de ce qui se passe à Lyon mais aussi ailleurs.