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Réactions syndicales et associatives après le 1er tour

mar 24/04/2007 - 02:00
defaut
36 heures après les résultats du premier tour, quelques syndicats et associations ont réagi face à l’audience des idées d’extrême droite dans ce scrutin.

Nous publions ci-après des extraits de leurs déclarations. Concernant les enjeux du 2ème tour, ISA considère que le premier à réaliser est la défaite de Sarkozy. Personne ne peut ignorer désormais que « tout deviendrait possible » en matière de discriminations, d’exclusions, de xénophobie, de racisme et de répression s’il était élu le 6 mai.

Le deuxième enjeu réside dans la poursuite du combat contre les idées d’extrême droite et surtout contre leur banalisation dans l’opinion publique et dans les programmes de certains partis politiques.

Plus que jamais, ISA poursuit la lutte contre la lepénisation des esprits. Plus que jamais, ISA appelle les syndicats à redoubler de vigilance et d’activité face à ce fléau. FSU

« La FSU se félicite de la participation au premier tour de l’élection présidentielle qui manifeste un remarquable élan citoyen. Elle se réjouit également de l’échec électoral du front national sans se leurrer sur la diffusion et la banalisation de ses thèses au sein de certaines familles politiques... En rupture avec les politiques répressives et sécuritaires, elle revendique l’extension des droits et des libertés, la priorité à la prévention plutôt qu’à la répression, la lutte contre les discriminations le racisme et la xénophobie, la régularisation des sans papiers, l’arrêt de la répression et de la criminalisation des mouvements sociaux... »

SOLIDAIRES

«  ... Même si, contrairement à 2002, Jean-Marie Le Pen n’arrive pas au second tour, son score reste encore trop important et montre que, dans une situation de crise sociale pleine d’incertitudes angoissantes pour l’avenir, une partie importante des Français reste tentée par des réponses autoritaires et xénophobes. La reprise ouverte de certains de ses thèmes par d’autres candidats, en particulier Nicolas Sarkozy, n’a pu que les légitimer aux yeux des électeurs... L’Union syndicale Solidaires met en garde les candidats contre toute tentation de discours xénophobe et sécuritaire pour essayer de récupérer les voix du Front national et leur demande de faire en sorte que les valeurs républicaines d’égalité, de solidarité et de justice sociale soient au coeur de la campagne électorale... »

CGT

« ... Le recul, en pourcentage et en nombre de voix, de Jean-Marie LE PEN est positif. Cependant, la CGT est préoccupée par la reprise et la banalisation de ses thèses dans d’autres discours politiques... »

Coordination Nationale des Sans Papiers

« ... Les résultats montrent :

  • La perte par Le Pen de près de la moitié de ses électeurs du 21 avril 2002 au profit des thèses sarkozistes de «« cas par cas l’immigration choisie » et celles de Ségolène et de Bayrou du ».
  • Que si la pression le péniste recule, il apparaît que c’es la conciliation avec les idées d’extrême droite fasciste, donc une pâle photocopie que les électeurs ont préféré à l’original...
  • Que Sarkozy apparaît comme le principal porteur de l’effacement de la ligne jaune séparant partis républicains et partis xénophobes, racistes et anti républicain... »

UNSA

« ... Deuxième raison de se réjouir : la forte baisse que vient d’enregistrer le candidat de l’extrême droite. Si les partis démocratiques veulent que cette baisse soit durable, ils devront extirper en profondeur les causes profondes qui favorisent ce vote extrémiste et qui s’appellent mal vivre, exclusion et pauvreté... »

La Fédération des Transports et de l’Equipement CFDT

" ... Le souvenir du 21 avril 2002, a certes pesé, mais il n’explique pas tout. La capacité de l’extrême-droite à agréger toutes les peurs et à tirer parti de tous les désespoirs en a pris un coup, au prix d’une OPA de la droite classique sur certaines de ses idées. Pas de quoi, par conséquent, baisser la garde. La mobilisation de la jeunesse et celle des quartiers, notamment, montrent que l’individualisme, le repli sur soi, la peur, la souffrance sociale peuvent être surmontés."

SNPES PJJ FSU

Syndicat National des Personnels de l’Education et du Social - Protection Judiciaire de la Jeunesse

" ... Le 1er tour des élections présidentielles du 22 avril 2007 a confirmé, par son fort taux de participation, l’intérêt du débat politique qui s’était manifesté durant la campagne électorale. Si la baisse du score électoral du FN peut représenter un élément positif, elle ne saurait cacher la reprise de ses thématiques par plusieurs candidats. Les idées xénophobes, nationalistes et ultra sécuritaires de Le Pen ont été largement intégrées dans le discours de Nicolas Sarkozy. (...) [le programme du candidat Sarkozy] déjà mis en place (lois sur l’immigration, loi dite de prévention de la délinquance...) ou annoncé (remise en cause du droit de grève, suppression de l’excuse de minorité...) est à l’opposé des valeurs que le SNPES-PJJ défend. Il représente une menace sur les solidarités et prévoit la destruction du cadre de travail de la PJJ. C’est pourquoi le SNPES-PJJ/FSU appelle à faire barrage à Nicolas Sarkozy. Quel que soit le résultat de ce 2ème tour, le SNPES-PJJ continuera à se battre contre toute tentative de remise en cause de la justice des mineurs et pour la justice sociale."