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Lettre ouverte CGT Educ'action et Sud Educ 31 : refus de la stigmatisation et de la discrimination mettant nos élèves en danger

jeu 24/12/2020 - 09:34
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Lettre ouverte au Recteur de l'académie de Toulouse

et au Président du Conseil Départemental de Haute-Garonne :

"De l'obligation de discrétion professionnelle"

ou du refus de la stigmatisation et de la discrimination mettant nos élèves en danger.

Tout est parti de là, quelques heures à peine après la minute de silence en hommage à Samuel Paty. Une très médiatique enseignante d'un collège de Toulouse, très active sur les réseaux sociaux, régulièrement invitée par les médias, sollicitée par le Conseil départemental de Haute-Garonne pour animer des "rencontres de la laïcité et des valeurs de la République" comme ce mercredi 9 décembre 2020... cette très médiatique enseignante donc, s'autorise à écrire ceci :

Sur Facebook : "Cela s’est bien passé. Les élèves ont été formidables. Les seuls qui ont refusé de faire la minute de silence, 5 sur 380, appartiennent à la classe d’accueil et viennent de l’étranger, proche ou lointain, mais arabo-musulman. (…) : https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2928011927429148&id=1000066…

Sur Twitter : "Dites les fachos, vous êtes vache de pas faire plaisir aux islamistes et à leurs idiots en ne faisant pas un carton, ils en rêvent. Parce que le score est toujours de 300 à zéro. De deux décapitations à zéro. D’un prêtre egorgé à zéro. D’enfants juifs abattus à zéro." : https://twitter.com/AgagBoudjahlat/status/1318940987201327104

Ces propos, mettant en cause des enfants, ses élèves, nous interpellent à plusieurs titres :

► ils relèvent d'une stigmatisation et d'une discrimination, et distordent la réalité des faits.
► ils divulguent des informations sensibles qui peuvent permettre d'identifier des enfants dont nous avons la charge et le devoir de protection.
► ils ne respectent pas l'obligation de discrétion professionnelle qui impose de ne pas utiliser publiquement des informations connues dans l'exercice de ses fonctions.
► ils appellent « les fachos » à égaliser des comptes de meurtres et donnent la nausée.
Le danger est tangible. Nous rappelons que l’administration se doit de traiter tous ses agent-es de la même manière, par conséquent, nous vous demandons de prendre vos responsabilités.
De notre côté, nous publions ce texte sous forme de lettre ouverte afin d’interpeler, au-delà des responsables politiques et institutionnels qui cautionnent cette situation par leur silence et leur "laisser faire", toutes celles et ceux qui défendent une école ouverte à toutes et tous, quelle que soit l'origine familiale, sociale ou géographique des enfants qui nous sont confié.es.

SUD Education 31-65 et CGT Educ’ Action 31