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Éphéméride Béziers Brun

lun 27/07/2020 - 14:35
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Chroniques d'une ville tenue par l'extrême droite.

Mai et juin 2020

 

11 mai

Dès la fin du confinement, le prix des places de stationnement a été rétabli. On n’a pas perdu de temps à Béziers à tel point que certains, parlent de racket. « Est-ce dû au fait qu'on a refusé à la municipalité de poursuivre sa politique de couvre-feu ? » s’interroge le journal La Pieuvre du maquis qui explique « Cette politique sécuritaire qui a fait rentrer de l'argent dans les caisses mais comme elle ne peut plus être appliquée, il faut chercher ailleurs une source de revenu…» En effet, il faut savoir que la police municipale, a battu tous les records de procès-verbaux (4 376) et 162 gardes à vue, peut-être même un record national ? Alors, poursuit le journal en ligne « On peut se poser des questions sur l'envie de la municipalité, de venir en aide aux commerçants ».  Toujours est-il que quelques jours après, le maire, voyant sa base électorale grincer sérieusement des dents, a annoncé que la population bénéficiera de deux heures de stationnement gratuit mais dans les parkings sous-terrains de la ville. On pourra encore s’étonner de la demi-mesure qui oublie le stationnement en extérieur.

14 mai

Et voilà Michel Bousquet, 35ème colistier de la liste de Robert Ménard (et président de l'Union Taurine Biterroise et de l’Association de défense des traditions Esprit du sud 34,) qui se « lâche » sur les réseaux sociaux, en envoyant un post ouvertement raciste à l’encontre de la députée LREM, Laetitia Avia. Ses propos sont abjects : « Elle s'exprime comme une merde, dont elle a la couleur ! Comment on peut foutre ça ministre? mystère! Qui a dit que l'égalité serait atteinte quand une incompétente occupera un poste à responsabilité ? C'est fait ! » Sur la toile, l'indignation est grande. Quelques jours plus tard, un premier article dans le Midi Libre nommé : « Un colistier dérape sur le web au sujet de la députée Laetitia Avia. » se transforme une heure après par : « Ménard demande à son colistier de démissionner après un dérapage sur le net. ». Le maire sentant bien le danger dira par la suite « Dans la minute où je l'ai appris, je l’ai appelé pour lui dire que je ne voulais plus de lui, pour le virer", en rejetant ces propos "dégueulasses, d’une saloperie absolue. Ça me donne envie de vomir." Certes, nous sommes d’accord avec lui (pour une fois) mais, ce qui semble assez révélateur, dans cette histoire,  c’est que la demande de démission de Michel Bousquet arrive bien tard. Medddy 
Nedir responsable de l’antenne locale de SOS Racisme sur Béziers l’explique ainsi «  Quand je vois que le maire de Béziers n'a réagi que cinq jours après les faits, et encore uniquement parce que Midi Libre en a parlé, c'est intolérable. Donc, soit il était au courant et espérait que cela passe inaperçu, c'est blâmable, soit il n'était pas informé, et cela veut dire qu'il ne tient pas ses troupes, et ça l'est également. Il n'a pas à se glorifier à avoir condamné les propos de son colistier, il aurait pu aussi porter plainte mais bon quand on voit les commentaires tout aussi, abjects et racistes sur le même thème que l’on trouve sous son post, on ne peut pas s'étonner qu'il n'ait fait que le minimum syndical. Il ferait mieux de chasser ces commentaires-là qui ne semblent pas beaucoup l'émouvoir, plutôt que de jouer hypocritement les indignés… ». En attendant son procès, Michel Bousquet, a démissionné de toutes ses fonctions associatives mais rappelons-nous que ces associations, cet « esprit du sud » ont été abondamment défendues dans le journal municipal de Béziers en ces termes «  Si vous ne voulez pas que notre culture soit un jour ranger au rayon des antiquités folkloriques, si vous en avez assez des attaques venues des bobos et autres beaux esprits parisiens, rendez vous sur les allées Paul Riquet, l’esprit du sud soufflera au cours d’un rassemblement chaleureux, durant lesquels, les défenseurs de notre manière de vivre, prendront la parole ».  Bref, pour certains la défense de la culture du Sud se transforme en haine, contre tout ce qui n’est pas du Sud… Et dans ce glissement là, le racisme n’est pas très loin…

15 mai

Pendant le confinement, la municipalité avait lancé des campagnes d’affiche sur la base « Acheter local, c’est vital » avec la photo d’un fœtus tout droit sorti des campagnes anti IVG en vantant le tissu économique de la ville (personne n’avait vraiment compris le lien entre les deux ?) et une autre, encore plus choquante, représentant un marché d'animaux vivants à Wuhan, là d'où serait partie l'épidémie avec ce slogan « Achetez Béziers plutôt que Wuhan ». Toute cette campagne de communication s’est faite peu de temps avant que la Ville annonce triomphalement : « Nous avons reçu 100 000 nouveaux masques jetables achetés en Chine via le Rotary International ». Cherchez l’erreur ! Du coup, Robert Ménard a proposé de fournir ces masques en surnombre (qui sont 
de mauvaise qualité et non aux normes Afnor) à tous les habitants des 28 communes autour de Béziers. Hélas, son coup de com n’a pas eu un grand succès,  car sur les 85 000 habitants concernés, il n’y a eu, (selon le comptage du Midi Libre autour d’un seul point de distribution sur deux) que 311 personnes qui se sont présentées le vendredi 15 mai et samedi 16 en fin de matinée, on en comptait seulement 102... 

17 mai

Dans Valeurs Actuelles, le premier magistrat biterrois livre sa nouvelle stratégie de « bon gestionnaire » : « Comme l’État, je vais me libérer de bien des contraintes financières, de la rigueur budgétaire que je m’étais imposée. Aujourd’hui, je vais augmenter nos investissements pour donner du travail à nos entreprises. (...) Je vais encore, plus que dans le passé, donner la priorité, quitte à flirter avec la ligne rouge, aux entreprises biterroises. Je suis un partisan de la "France d'abord", mais aussi de "Béziers d'abord". Un populisme municipal que je revendique ».  Cela dit, cette nouvelle stratégie risque d’avoir quelques petites contraintes car à la différence de l’État, les collectivités locales doivent équilibrer leurs dépenses et leurs recettes. Quant à la "préférence" pour les entreprises locales dans les marchés publics, elle est interdite par la loi et à coup sûr, certaines d’entre elles vont saisir le Tribunal pour contester l'attribution d'un marché à un concurrent « local » qui n’aurait pas la meilleure offre sur le plan économique.

19 mai

Les « Ménard(s) » soutiennent la nouvelle revue du philosophe Michel Onfray « Front Populaire ». Il faut dire qu’un bon nombre de leurs amis soutiennent également cette future revue « souverainiste »  de droite comme de gauche… comme Philippe de Villiers, Ivan Rioufol ou encore Alain de Benoist, le fondateur de la « nouvelle droite » 

20 Mai

Emission de la Radio des Pays de l’Hérault (RPH) avec l’équipe d’Envie à Béziers. On apprend que la page Facebook de la mairie fait de la pub pour une école des métiers de la sécurité « Vous souhaitez intégrer la gendarmerie, la police municipale et nationale. Préparez votre concours en intégrant l’école Eurosécurimed ! »  En fait, cette école, privée bien sûr, prépare 
au Bac pro des métiers de la sécurité et aux concours dans la fonction publique (Police nationale, municipale, douane, gendarmerie, administration  pénitentiaire...). L’école possède également un cabinet d’étude dans l’installation de système de video-protection urbain et privé… Une charte de partenariat entre la ville et l’école a été signée et la mairie de Béziers propose des stages rémunérés d'opérateur vidéo au centre de surveillance de la police municipale ainsi que des possibilités d’hébergement pour les personne n’habitant pas à proximité immédiate de Béziers. 

25 mai

1er Conseil municipal de la nouvelle mandature de Robert Ménard (qui conserve aussi les fonctions de la police municipale). Sur 48 élus au Conseil municipal , ils ne sont que 5 pour l’opposition (Véronique Vidal-Laur, Christophe Huc et Pascal Resplandy pour le centre droit. Thierry Antoine (EEVL) et Nicolas Cossange (PCF). Les élus d’opposition ont bien essayé d’avoir des sièges dans quelques commissions mais un refus net leur a été signifié pour siéger dans les commissions d’aménagement de l’espace public, celle de l’Occitane de restauration (cantine publique), celle du CCAS ou encore dans le Centre hospitalier. Bien évidemment, le maire n’a pas eu un seul mot sur la mort de Mohamed Gabsi lors de son interpellation par la police municipale pendant le couvre-feu. En revanche, il a quand même fait un petit couplet à l’adresse des opposants « Je traiterai l'opposition quand elle sera responsable. J'ai supporté des gens qui n'ont fait que dénigrer... au service des ennemis de notre ville... Béziers mérite mieux que des querelles partisanes qui n'ont pas lieu d'être... » .  Pour information, on sait qu’officiellement Robert Ménard refuse toute entente avec les partis politiques, mais parmi ses adjoints, il y a quand même le responsable FN/RN de Béziers, Émile Fort Conseiller délégué aux anciens combattants, et aussi son 10ème adjoint en charge de la voirie, du stationnement et de espaces verts, Yvon Martinez. 

6 juin

Près de 200 personnes se sont réunies à l’appel de la CGT et du PCF de Béziers, devant la stèle de Jean Moulin pour demander « justice pour George Floyd » et contre les violences policières … Après plusieurs discours, une partie des manifestants se sont dirigés vers le parvis de la mairie de Béziers où ils ont 
posé symboliquement un genou à terre.

9 juin

Changement dans l’organigramme de direction à la mairie. Séverine Chopin a quitté ses fonctions de directrice générale des service et elle est remplacée par Jennifer Carle qui avait été promue directrice de cabinet. Et puis, le directeur de la Com, Arthur Bachès, devient le nouveau chef de cabinet du maire. Pas très surprenant, lorsque l’on se souvient, qu’il était omniprésent avec Emmanuelle Ménard lors du débat des candidats aux municipales de février et qu’il envoyait régulièrement des SMS au maire pendant les débats. Il est remplacé à la Com par  François Fèvre. Ce dernier n’est pas un inconnu, il représente la tendance catho-tradi, déjà pas mal représentée au sein de la mairie par Alban Gérard depuis 2016, (fondateur des Gavroches issus de la Manif pour tous) et bien sûr par Emmanuelle Ménard. Ancien des Scouts unitaires de France et volontaire chez les Chrétiens d’Orient au Liban,  François Fèvre était juste avant de venir à Béziers, animateur à la radio chrétienne francophone du Vaucluse, la radio du diocèse d’Avignon, autour de l’archevêque Mgr Cattenoz, « prélat de la discorde ». François Fèvre est aussi créateur du site « priezchezsoi »…. Bref, la crèche et autres santons ne sont pas près de disparaitre de la mairie de Béziers.

11 juin

Cela fait un mois que le pays est sorti de la période de confinement mais les bancs sur les Allées, supprimés pour soi-disant éviter la pandémie, n’ont toujours pas réapparu dans le paysage. Du coup, les passants sont obligés de s’asseoir dans leur voiture ou sur les rebords de certains commerces fermés, voir sur les barres en fer métallique entourant la place Jean Jaurès. Merci Monsieur Ménard. 

15 juin

Deuxième séance du Conseil Municipal à huis clos, avec un rapport sur les comptes de la Ville de Béziers et sur l’augmentation du budget, en raison de la crise sanitaire traversée. Le «manque à gagner » de l’aide de la mairie s’élève selon les chiffres de la mairie à 1,5 million d’euros. À cette somme, il faut ajouter un million d’euros d’aides directes en faveur des entreprises via le fonds de solidarité de la Région, les 380 000 € de prime Covid aux agents 
municipaux et l’achat des masques sur près de 800 000 €. Bref, au final, il y aura  3,3 M€ de dépenses supplémentaires pour la ville. Mais, c’est surtout autour du vote du nouveau règlement intérieur que les échanges ont été vifs dans ce conseil municipal. En effet, les élus d’opposition ont demandé, comme le prévoit la loi, de conserver l’espace qui leur ai réservé dans le bulletin municipal or avec ce nouveau règlement intérieur, seuls les groupes politiques composés d’un minimum de cinq membres peuvent obtenir un espace dans le journal. Mais, les 5 élus d’opposition représentent des courants politiques divers (PCF, EELV, et sans étiquette, soutenu par LREM). Bref, tout leur a été refusé… Une manière pour le « démocrate » Robert Ménard de se débarrasser de toute l’opposition. Nicolas Cossange (élu PCF) a indiqué qu’il saisira la justice administrative car « chaque conseiller doit pouvoir bénéficier d’un droit d’expression, il n’y a aucune obligation de constitution d’un groupe pour les villes de moins de 100 000 habitants ». De son côté Christophe Huc (liste Resplandy sans étiquette) enchaînait : "Vous n’avez de cesse de répéter que vous défendez la liberté d’expression. "Béziers libère la parole". OK : on donne la parole à monsieur Zemmour. Mais j’aimerais bien qu’on accepte de nous la donner !"  Et le maire de répliquer d’un ton méprisant « Si le règlement ne vous sied pas, vous avez une occasion de voter contre, ou de saisir la justice." Aussi, dès le numéro suivant du Journal de Béziers, à la rubrique Tribunes, il n’y a plus que deux expressions dont une appartient à un conseiller de Robert Ménard lui-même. Reste les propos assez isolés dans ce journal de propagande de Thierry Antoine (EEVL)  « désormais ce sera une seule tribune pour toute l’opposition, sinon rien. Et ce n’est pas acceptable….  La démocratie c’est la pluralité des points de vue : quand la minorité ne peut pas s’exprimer, ce n’est pas la majorité qui gagne mais tout le monde qui perd » En attendant les suites juridiques de cette « liberté confisquée », Robert Ménard et son conseil a approuvé les douze postes supplémentaires pour la police municipale et confirmé que son objectif de 400 caméras serait atteint au cours de son mandat. Peut-être qu’il brigue le titre de la ville, sans opposition, la plus surveillée de France ?

18 juin

Peu de temps après avoir soutenu Louis Aliot, lors d’une conférence de 
presse commune à Perpignan, Robert Ménard a critiqué Marine Le Pen sur le plateau de BFM TV. Pour lui, la Présidente du RN ne sera jamais présidente de la République «  Je la trouve courageuse, je la trouve opiniâtre, mais elle ne sera pas le prochain chef de l'État". Et il insiste «Elle est la garantie, l'assurance-vie de M. Macron… Elle est la certitude qu’il sera chef de l’Etat. Elle va perdre… Et je ne veux pas ça", a-t-il expliqué. A Béziers, tout le monde sait qu’il essaie désespéremment de placer sa femme, Emmanuelle Ménard. En attendant, cette « sortie » du maire, n’a pas du tout plu à Louis Aliot, l’ancien compagnon de Marine Le Pen.

19 juin

Cela râle très fort chez les commerçants du marché, installés sur la place du 14-Juillet, connue des Biterrois sous le nom de « marché du vendredi ». En effet, les commerçants « non alimentaires »  ont été déplacés, rue de Stavropol (à proximité du stade Raoul-Barrière et du Parc des Expositions), c’est à dire à des kilomètres de là… Tous se sont sentis expulsés. C’est presque 200 stands qui ont ainsi quitté cette place, laissant un grand vide. Et bien sûr, leur chiffre d’affaire s’est effondré… . Même chose du côté des commerçants du centre commercial Le Polygone, là aussi, cela râle sérieusement car la direction de ce centre, la Socri (des amis du maire) a imposé une fermeture à 20H or un grand nombre des commerçants aimeraient l’avancer d’une heure (19H). « Car disent-ils, dans cette période difficile d’après Covid, avec toutes les contraintes sanitaires qu’ils ont dû mettre en place, certains ne peuvent pas se permettre d’employer deux personnes dans la journée. Et tous « regrettent l’absence de concertation et de dialogue avec la direction », sans compter des charges supplémentaires qui s’ajoutent pour le nettoyage.

20 juin

Une grande marche Blanche d’un millier de personnes a eu lieu dans les rues de Béziers, en hommage à Mohamed Gabsi, décédé suite à son interpellation violente par la police municipale le 8 avril dernier. Des bouquets de fleurs ont été déposés sur le lieu de l'arrestation. A ce jour, il n’y a aucune inculpation des policiers municipaux qui l’aurait maintenu, assis à deux sur lui dans leur voiture. Seule, une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Béziers pour des faits de violences volontaires ayant entraîné la mort. 
Heureusement qu’il y a beaucoup de témoins et de preuves vidéo où on entend Mohamed crier « à l’aide, ils veulent me tuer », « je ne peux plus respirer »… On sait aussi qu’il était tout bleu lorsqu’il est arrivé au commissariat de la police nationale ! Pour autant, Houda Gabsi (la soeur de Mohamed) qui s’est portée partie civile, a révélé les premières constatations du rapport d’autopsie, effectuées sur son frère, et elles sont assez claires . Ce rapport indique qu’il y a des « stigmates cutanés au niveau des membres supérieurs liés à la maîtrise de l’individu. Des signes de chutes récentes notamment sur les genoux. Une compression cervicale antérieure gauche par une surface large, ayant été prolongée et appuyée, à l'origine d'infiltrations musculaires » ainsi qu’une « fracture de la corne thyroïdienne et contusion du nerf vague ».  Le rapport conclut à un « syndrome asphyxique a minima ». Pour Houda, « il n’y a plus de doute, c’est la police municipale qui a tué mon frère… J’espère qu’il sera le dernier et qu’aucune famille ne vivra cela ! Moi, je respecte la police, je suis française mais ce qui est incroyable, c’est que ceux qui doivent nous défendre, nous protéger, nous tuent ! »… De son côté, le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland, préfère, lui, insister sur la « prise massive de cocaïne » En attendant les résultats définitifs de l’autopsie, notamment de l’analyse en profondeur du poumon, qui seront connus, comme par hasard, qu’au milieu du mois de juillet, le comité « Justice pour Mohamed » poursuit  sa mobilisation, un RDV est donné symboliquement tous les 8 de chaque mois… Etrangement, deux mois après, la famille de Mohamed, tout comme leur avocat, n’ont toujours pas accès au dossier d’instruction… En attendant, Robert Ménard n’a jamais dit un seul mot sur la mort de Mohamed Gabsi. Mais il a en revanche, félicité sa police municipale pour leurs actions pendant la période du confinement et réaffirmé son soutien aux policiers lorsque qu’ils ont manifesté leur colère contre leur ministre de l’Intérieur. 

21 juin

Cette marche blanche pour réclamer « Justice pour Mohamed » qui s’est déroulée dans tout le centre de Béziers fut un véritable succès. La colère, l’émotion et la dignité ont entouré cette marche appelée par un collectif  d’associations « Justice pour Mohamed » comme la LDH, la Cimade, Cultures Solidaires, ABCR, Visa 34 etc… Les manifestants étaient de tout âge, de toutes 
origines, cela faisait chaud au coeur. En revanche, pour certains lecteurs du Midi Libre, écrire sur cette marche est insupportable. Voici quelques extraits ignobles de cette « parole libérée » dans Béziers : - Je ne vois aucun gaulois dans cette manifestation. Il n y a là que des gens aux "valeurs" différentes », et qui trouvent normal d’être délinquant, toxicomane et de se rebeller lors d’un contrôle. On assiste à une inversion des valeurs et ces gens n’ont aucun scrupule à faire une marche "blanche" pour un tel individu. - Un homme qui respecte les lois de ce pays ne se fait pas interpeller. Ils demandent carrément l'impunité totale, déjà qu'ils l'ont de la part des juges laxistes, maintenant c'est la police qui ne devrait plus intervenir et laisser ces individus pourrir la vie des honnêtes citoyens. C'est ça, le vivre ensemble, que l'on nous impose.. - Il y en a marre des manifestations d'étrangers pour les étrangers. Si la France ne leur convient pas, qu'ils partent ! - C’est toujours amusant de voir faire des marches blanches pour des gens de couleur !! C'est raciste ça !! - Il n'a mérité que son sort. La marche (blanche) est organisée par des personnes du même type donc sans intérêt. - Le jour ou il n'y aura plus de personne pour s'attendrir sur ce genre de personnage, peut être on vivra mieux. Ambiance biterroise !!

29 juin

2ème tour des élections municipales… 3 mois après le 1er tour, les candidats du RN dans le département ne font pas recette… Et heureusement… A Agde Jean-Louis Cousin passe de 1796 voix (15,67%) au premier tour à 1117 voix  soit 9,80%. A Lodève, Gérard Maurin passe lui de 12,47 % avec 331 voix, à 195 voix (6,45%). A  Lunel, Julia Plane qui avait eu au 1er tour 1535 voix (21,74%) se retrouve  à 1225 voix (17,22%). A Mauguio, Gérard Parmentier passe de 779 voix au premier tour (13,47%) à 10,42%, 625 voix . A Mèze, Joel Armentier chute lourdement de 647 voix (12,90%) à 5,52% avec 317 voix. A Pézenas, Bruno Lerognon passe, lui de 344 voix (10,33%) à 6,33% 234 voix et à St Jean-de-Védas, Gérard Théol se retrouve avec 340 voix  (7,78%)  alors qu’il avait obtenu au premier tour  455 voix (12,52% ). Seul Gérard Prato (à  
Frontignan) réussi a gagner des voix sans pour autant emporter la mairie, en passant de 2546 voix (27,96%) à 41,99% 3675 voix. Cela dit, dans un département de l’ancienne région du Languedoc-Roussillon, Louis Aliot l’emporte aisément à Perpignan. C’est très inquiétant car il dirigera une ville de plus de 100 000 habitants… Et l’axe Béziers-Perpignan des extrêmes dans notre région risque de faire de gros dégâts surtout si Robert Ménard remporte l’agglomération car il pourra alors influencer 17 villes…