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Soutien aux enseignant.es visé.es par Riposte laïque

mer 14/02/2018 - 13:19
defaut

VISA se fait l'écho de communiqués de soutien (SNES-FSU et Q2C) à des enseignant-es en histoire visé-es nommément par une campagne haineuse du site raciste Riposte laïque.
VISA apporte également notre soutien à ces enseignant-es qui œuvrent notamment contre les offensives idéologiques réactionnaires dans les domaines de l'éducation et de l'histoire. Certain-es de ces enseignant-es font partie du collectif Aggiornamento http://aggiornamento.hypotheses.org/, dont faisait partie l'historienne Suzanne Citron, récemment décédée, auteure de Le mythe national : l'histoire de France revisitée (Editions de l’Atelier, 2008)

Communiqué du SNES-FSU

Le SNES-FSU reprend dans les mêmes termes le communiqué publié par le SNPI-FSU : 
Le site Riposte Laïque a menacé nommément des enseignantes, des enseignants et des inspectrices en appelant à leur lynchage sur les réseaux sociaux et leur renvoi de l’Éducation nationale, en raison de leurs positions critiques contre l’instrumentalisation nationaliste de l’histoire.

Le SNES-FSU affirme son soutien à ces collègues et encourage la poursuite de leurs travaux pour que, dans le travail didactique et pédagogique des enseignants, soient questionnées les relations entre histoire et idéologie.

Communiqué de Questions de classe(s)

Le site Riposte Laïque, sombre groupuscule identitaire d’extrême droite, vient de publier un texte d’une rare violence consistant à établir une liste d’enseignants (en Histoire) à « virer de l’Éducation nationale ». Un texte totalement délirant comme seuls les rédacteurs de cette officine sont capable d’en produire.

Plusieurs collègues sont nommément ciblé.e.s et jeté.e.s en pâture à la vindicte populaire, dont nos amies Laurence de Cock et Mathilde Larrère, bien connues des lecteurs et lectrices de Q2C.

Nous tenons ici à manifester notre entière solidarité, mais surtout nous voulons rappeler que cette publication est aussi un des nombreux épisodes d’une offensive contre toutes celles et tous ceux - syndicalistes, pédagogues, historien.ne.s, etc. - qui luttent dans l’école publique, pour la transformer et en faire un lieu d’émancipation individuelle et collective face aux nostalgiques réac-publicains de la régression, de la sélection, de l’épuration...

L’extrême droite ne s’autorise ce genre de "coup" que parce que d’autres, considéré.e.s comme plus "policés" et qui se reconnaitront, ont délibérément distillé, dans leurs pamphlets ou leurs prises de position publique, un discours de haine, de violence, de délation.

On constate aussi que notre ministre, Jean-Michel Blanquer, est plus prompt à faire la Une de Valeurs actuelles à accorder ses interviews à SOS éducation ou à brandir la menace judiciaire face aux syndicats de lutte qu’à condamner ces pratiques de l’extrême droite d’appel à la haine...

A celles-ci et ceux-ci nous répondrons simplement que nous considérerions comme une injure de ne pas figurer sur toutes leurs listes noires, passées, présentes et à venir...