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Expressions du SNPES PJJ FSU et SNESUP-FSU contre l'extrême droite

mar 20/02/2018 - 12:48
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VISA reproduit ci-après deux expressions du SNPES-PJJ FSU : Une sur son engagement dans notre association, une sur son soutien au RAIH et à la secrétaire départemental du syndicat dans l'Hérault, ainsi qu'un communiqué de presse du SNESUP-FSU suite aux attaques de Riposte Laïque.

EXTRAIT DE LA RESOLUTION DE LA CAN DU SNPES PJJ FSU des 6 et 7 février

"Dans ce contexte, il est important d'affirmer nos revendications spécifiques. La lutte contre l'enfermement des mineurs est primordiale et doit être renforcée. Le nombre de mineur.e.s incarcéré.e.s atteint un niveau historique. Alors que les atteintes aux droits des mineurs, les suicides et maltraitances se succèdent dans les prisons, l'administration n'apporte pas de réponse concrète à cette augmentation sauf celle de culpabiliser les professionnels, notamment en PEAT, en leur reprochant de ne pas faire assez de propositions alternatives à l'incarcération. Seul le transfert des moyens de l'enfermement vers les lieux éducatifs permettra de sortir de l’impasse carcérale et non le transfert des « mineurs incarcérés aux fins de régulation des effectifs » (note DPJJ du 9 janvier 2018).

Les premières victimes de ces orientations sont les Mineur.e.s Isolé.e.s Étranger.e.s. La politique migratoire de Macron est indigne et le ministre de l'Intérieur publie une circulaire raciste et discriminatoire prévoyant le recensement des migrant.e.s dans les centres d'hébergement d'urgence. Une « hiérarchie de l'humain » est mise en place par l’État. Il y aurait les « bons », les « mauvais », les « utiles » et les « bouches à nourrir ». Quand l'individu devient un numéro, tout dérapage étatique est possible … D'où la colère légitime des associations militantes, des travailleurs sociaux et des soignants au plus près des exilés qui dénoncent que la France trahit sa vocation d'accueil et de protection.

Les MIE subissent en effet un traitement particulièrement répressif lors de leur passage devant un magistrat : nationalement, ils représentent 10 à 35 % des mineur.e.s incarcéré.e.s selon les régions.

Le regard bienveillant sur tou.te.s les mineur.e.s se déforme sous le prisme d'une droitisation du monde, le racisme est un poison violent et sournois qui traverse également notre institution.

Notre engagement au sein de VISA (Vigilance Inter Syndicale Anti-fasciste) doit être renforcé notamment à la veille du congrès annuel du Front National les 10 et 11 mars 2018 à Lille. Lutter frontalement contre toute forme de discrimination est une nécessité. L’extrême droite est une hydre aux têtes multiples, elle se nourrit d'un contexte xénophobe et communautaire."

 

MOTION DE SOUTIEN à L’ASSOCIATION « RAIH » ET A LA SECRÉTAIRE DÉPARTEMENTALE SNPES-PJJ/FSU DE L’HÉRAULT.

Le 12 juillet 2017, une  demi douzaine des membres de la ligue du midi,  groupuscule d’extrême droite violent et aux idées xénophobes, implantée dans le département de l’Héraut et du Gard, saccagent les locaux d’une association d’aide aux mineurs isolés étrangers (MIE), le RAIH.

Informés de ce vandalisme et de cette agression ciblés et caractérisés, les associations et syndicats locaux manifestent leur indignation, leur condamnation d’un tel acte et leur soutien aux MIE, bénévoles et salarié.e.s du RAIH.

En rétorsion, certains membres de l’association, de représentants politiques, de militants syndicaux et particulièrement la secrétaire de la section 34 du SNPES-PJJ/FSU sont insulté.e.s par la facho-sphère héraultaise via leur réseau social.

En septembre 2017, les membres de ce groupuscule comparaissent devant le Tribunal pour des faits de vandalisme simple, le Procureur de la République de Montpellier n’ayant pas retenu le caractère raciste de la destruction des locaux du RAIH, pourtant évident .

Notre secrétaire de section de l’Hérault, avec d’autres, en dénonçant cette ineptie, se retrouve de nouveau attaquée, en tant que femme militante au sein de notre syndicat.

Par cette motion, la CAN du SNPES-PJJ/FSU entend dénoncer ces attaques éminemment politiques et dangereuses ainsi que l’absence de protection des défenseurs des droits par les pouvoirs publics

Nous tenons ainsi à apporter notre solidarité envers les MIE, les représentant.e.s associatif.ve.s, les militant.e.s syndicaux et les représentant.e.s politiques insulté.e.s par un réseau social d’extrême droite.

 

MENACES SUR LES LIBERTÉS ACADÉMIQUES - Communiqué de presse SNESUP-FSU

Le site Riposte Laïque a émis de graves menaces à l'encontre d’enseignantes et d'inspectrices sur les réseaux sociaux et a demandé leur renvoi de la fonction publique en raison de leurs positions critiques sur l'enseignement de l'histoire et sur des manuels scolaires.

Il s'agit d'un discours d'intimidation et d'une forme de lynchage public. Ces attaques font suite à celles orchestrées contre des collègues enseignant.e.s-chercheur.e.s, formateur et formatrices dans des ESPE, publiquement pris à partie en décembre 2017 par d'autres médias.

Le SNESUP-FSU soutient et soutiendra ces collègues face à cette nouvelle offensive idéologique et sexiste de l'extrême-droite. L'analyse critique des programmes d'enseignement et des manuels scolaires est inséparable de la liberté de la recherche et de la liberté pédagogique. Nous ne les laisserons pas remettre en cause.