Il appartient aux syndicats de porter les luttes contre le fascisme et l'idéologie d'extrême droite

Qui sommes nous ?

VISA est une association intersyndicale composée d’une cinquantaine de structures syndicales : la FSU et plusieurs de ses syndicats, l’Union Syndicale Solidaires et plusieurs de ses syndicats, des fédérations et des syndicats de la CGT, de la CFDT, de la CNT, de l’UNEF et le syndicat de la Magistrature.

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En bref

Dans un tract appelant à manifester contre la venue de Marine Le Pen le 19 avril à Marseille, les deux syndicats dénoncent le volet judiciaire du programme de la cheffe du Front National. Un exemple à suivre pour d'autres branches où l'appel nécessaire à faire barrage au Front National ne sera que renforcé par une dénonciation concrète de ses projets pour les salarié-e-s et/ou usagers concerné-e-s.
À Charlottesville (Virginie), samedi 12 août, Heather Heyer, militante antiraciste, est morte, écrasée par un assassin néo-nazi, en manifestant contre le rassemblement “Unite The Right” organisé par l’extrême droite qui voulait honorer la mémoire d’un esclavagiste, le général Lee.  Ce meurtre d’aujourd’hui n’est pas isolé, c’est le dernier d’une longue liste d’agressions et crimes fascistes aux Etats-Unis, comme dans le reste du monde et notamment en Europe (France, Grèce, Espagne). Ce meurtre a suscité l’indignation quasi-générale, comme en France où même le FN, en quête de respectabilité, a été obligé de prendre ses distances avec le président Trump qui renvoie dos à dos néo-nazis et militant-es antiracistes, après en avoir fait un modèle.  Mais au-delà de ces condamnations morales de ce qui s’est passé « outre Atlantique » et qui serait « incompréhensible vu d’ici »,...
Le Syndicat National des Journalistes (SNJ), première organisation de la profession, tient à apporter son total soutien à Julie Hainaut. Cette journaliste subit depuis le 12 septembre un torrent de menaces et d’injures immondes, suite à la publication d’un article critique sur un bar dans l’hebdomadaire lyonnais Le Petit Bulletin.   Sous le titre « Lyon : une pute à nègres féministe veut détruire un bar à rhum ''colonialiste'', mobilisation ! », un organe qui se qualifie lui-même de « site le plus raciste de la fachosphère » n’hésite pas à la traiter de « femelle négrophile » ou de « hyène terroriste » avant de s’en prendre à la « vaginocratie négrophile », de demander l’adresse de cette consœur - une menace lourde de sens - et d’appeler à inonder son mail et son compte twitter.   Admettre qu’une journaliste professionnelle, qui n’a fait que son...
  La CGT 34 et l'UL de Beziers, avec Solidaires et FSU 34 viennent de lancer, avec les organisations féministes locales, une pétition appelant le préfet à retirer les affiches violentes et sexistes placardées partout par Robert Menard. Il semble en effet très important de construire un rapport de force en partant des habitant.es et salarié.es de Beziers et de sa région.   La répression va être rude, surtout pour la camarade de Beziers, il est donc essentiel que cette pétition fasse un tabac.   Une mise à jour ser faite au fur et à mesure pour annoncer les soutiens d'organisations ou d’élu.es.   Merci de signer et de diffuser cette pétition en cliquant ici
"Contre le racisme et la xénophobie, antifasciste tant qu’il le faudra". C’est l’un des chants que scandent, ce mardi depuis 8h, les personnes rassemblées contre le groupuscule identitaire la Ligue du Midi, jugé ce matin pour avoir saccagé, le 30 juin dernier, les locaux de l’association Réseau Accueil Insertion Hérault, une association qui aide les mineurs isolés, pour le compte du Département.   Suite à l’appel d’une quinzaine d’associations - dont la Section de Montpellier de la Ligue des Droits de l'Homme, Amnesty International, Esprit Libre 34, ou encore Sud Santé Sociaux / Solidaires - entre 70 et 80 personnes ont répondu présent à ce rassemblement, selon la Gendarmerie.   Pour Daniel Martin, directeur du Réseau accueil insertion Hérault (RAIH), il s'agit d'un "groupe identitaire, raciste bien évidemment, qui voulait s’attaquer au fait que notre association s’occupent de mineur isolés...

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Des outils pour lutter
contre l'extrême droite

- Des livres

Les extrêmes droites en France
- édition Syllepse -
Par Jean Paul Gautier
 

 

Dictionnaire de l'extrême droite
- édition Larousse -
Collection "à présent"
 

 

Jacques Leclerq :
" dictionnaire de la mouvance droitiste
et nationale de 1945 à nos jours "

Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier
" LA GALAXIE DIEUDONNÉ "
Pour en finir avec les impostures.

Pour commander
Editions Syllepse

AUBE DORÉE. LE LIVRE NOIR DU PARTI NAZI GREC
Auteur: Psarras Dimitris

Pour commander
Editions Syllepse

- Des vidéos

"Aujourd'hui comme hier, combattre l'extrême droite"

Le documentaire "Aujourd’hui comme hier,
combattre l’extrême droite - Histoire croisée
du syndicalisme et de l’extrême droite"
a été réalisé par l'IHS-CGT, dans le cadre
de la campagne CGT-Solidaires-FSU-Unef-FIDL-UNL
« Combattre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques »
initiée le 29 janvier 2014 à la Bourse du travail de Paris.
Ce documentaire de 11 minutes peut être utilisé dans
le cadre de formations, de débats, de réunions publiques
et permet de se réapproprier l'histoire de la lutte
antifasciste d'un point de vue syndical.

 

"LE FN aux affaires"

Une enquête menée dans deux villes du Var :
Fréjus et Cogolin, un an après les élections
municipales de 2014.

 

"Bassin miné"

un documentaire d’Edouard Mills-Affif,
qui suit la scène politique locale de Hénin-Beaumont
depuis plus de dix ans.

http://www.bassinmine.com/

Mains brunes sur la ville

Quand l’extrême droite est au pouvoir

MAINS BRUNES SUR LA VILLE – 90 min
Documentaire de Bernard Richard.

Pourquoi des citoyens accordent-ils leur confiance à l’extrême droite, et comment celle-ci se maintient-elle au pouvoir ?(doc tourné pendant la campagne des cantonales de 2011 à Orange et Bollène)

Pour organiser une projection : Tel : 06 25 52 76 74 - Mail : victor.fuvel@free.fr

Aube dorée, une affaire personnelle

Un doc sur le parti néonazi grec accessible gratuitement en ligne !
 

Le livre de Dīmī́trīs Psarrás 'Aube dorée: Le livre noir du parti nazi grec’ (éditions Syllepse), utile complément à ce documentaire peut être commandé (10 €) à VISA 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS.

Extrême(s) droite(s) contre l'éducation - Un 4 pages intersyndical

Dans le prolongement du stage Extrême(s) droite(s) contre l’éducation (Bourse du travail de Saint-Denis, mai 2016), les organisations à l’initiative de cette rencontre ont rédigé un argumentaire de 4 pages contre l’offensive des extrêmes droite sur l’école... Vous pouvez télécharger le.pdf qui se trouve au bas de l'article ou bien nous contacter pour commander des exempalires.

Connaître & comprendre pour mieux combattre... ensemble !

La progression du FN, la banalisation des discours « décomplexés » et sécuritaires rappellent les dangers qui pèsent sur la société et sur notre école.

Au fil des années, l’absence de réponse politique à « la Crise » a laissé le champ libre à des idéologies qui avancent souvent masquées, notamment dans l’Éducation !

En mai 2016, un premier stage intersyndical régional entendait répondre à l’urgent besoin, pour les personnels de toutes les catégories de l’Éducation publique, de se former pour mieux connaître les vrais visages des extrêmes droites dont l’histoire, les discours et les programmes sont en tous points éloignés des valeurs que nous défendons !

C’est une première étape qui en appelle d’autres, à commencer par ce document, issu des travaux engagés lors de ce stage et impulsé par cinq organisations syndicales et deux associations qui placent toutes l’éducation et la lutte contre

les idées réactionnaires au cœur de leur action.

Connaître, comprendre, analyser ce qui se joue aujourd’hui dans et autour de l’école, comme dans le reste de la société est une nécessité pour mieux combattre les régressions sociales et pédagogiques et contribuer à réactiver collectivement le projet d’une autre éducation : émancipatrice, égalitaire et démocratique. 

CGT éduc’action IdF – CNT-FTE RP – CNT-SO éducation RP – FSU IdF – Sud Éducation IdF – avec Visa et Questions de classe(s)

Leur école n’est pas la nôtre !

Ultralibérale un jour, super-dirigiste le lendemain, « laïcité » chevillée au corps le matin, débordant « d’héritage chrétien » le soir… le discours du FN, qui incarne les différentes sensibilités nationalistes, adopte depuis des années, sans vergogne et sans peur des contradictions, la stratégie du caméléon ou l’art populiste de dire fort ce que « l’autre » est susceptible de vouloir entendre. Et peu importe qu’on ait dit le contraire dans la phrase précédente.

L’éducation ne déroge pas à cet empilement d’incohérences, mais il est possible de dégager les grands axes d’un « projet éducatif » des extrêmes droites, aux antipodes de ce que devrait être l’école d’aujourd’hui !

Un projet éducatif périmé

Surfant sur de fausses évidences martelées par des polémistes peu scrupuleux d’exactitudes (Finkielkraut, Polony, Brighelli, etc.), ce projet « éducatif » se cons­truit avant tout en regardant en arrière, en cherchant dans un passé tronqué et revisité des modèles d’éducation. Ainsi, l’école idéale serait celle d’hier… voire d’avant-hier. Le bon temps du « Certif », lorsque les jeunes en blouses savaient rester à leur place en alignant les lignes de copie suivant le modèle d’un enseignant tout aussi sergent-major que les plumes utilisées pour écrire. Une école de la discipline, de l’obéissance et de l’ordre. Une école image d’Épinal idéalisée comme modèle d’une méritocratie républicaine que l’extrême droite de naguère vitupérait pourtant avec force car elle avait le tort d’être laïque et gratuite.

Mais l’histoire aime l’ironie. Ceux qui dénonçaient l’école comme trop « démocratique » deviennent aujourd’hui les fervents défenseurs d’une institution qui, au milieu du xxe siècle, excluait plus encore que celle d’aujourd’hui. Le lycée ne s’ouvrait qu’à une minorité, qu’à une élite sociale qui pouvait ainsi se reproduire en toute tranquillité. Les autres devaient se contenter d’un minimum éducatif rendu acceptable par le plein-emploi et les perspectives de promotions que ce dernier offrait sur le moyen terme.

Notre lutte est sociale, syndicale et pédagogique

Nous sommes aujourd’hui dans un tout autre contexte économique, culturel et technologique, avec des jeunes qui baignent dans des flux d’informations et de sollicitations contradictoires. La chasse aux papillons a fait place à celle aux Pokémon. Cela impose de prendre les élèves comme ils et elles sont, pas tel.le.s qu’on les imagine et de ne pas chercher dans le regret d’hier les recettes pour demain.

Et il ne suffit pas d’additionner les consternantes déclarations d’une dynastie de politiciens d’extrême droite pour faire un programme éducatif...

Qu’on ne s’y méprenne pas, chez les Le Pen, du grand-père à la petite fille, du beau-fils à la grande fille, on se permet de dire tout et son contraire afin de ratisser le plus large. L’idéalisation de l’éducation d’hier n’a pas d’autre objet que de dénoncer et discréditer celle d’aujourd’hui afin de lui administrer un remède absolu : la privatisation.

C’est le rêve d’officines liées à l’extrême droite (SOS éducation, Fondation pour l’école) : la fin du service public d’éducation par l’instauration du « Chèque éducation », véritable outil d’atomisation d’un système scolaire qui, bien qu’imparfait, reste le seul garant du « vivre ensemble ».

Aussi, en attendant et pour faire diversion, là où les acteurs et actrices de l’éducation regrettent les échecs de notre système et dénoncent le manque de moyens pour réellement le démocratiser… les extrêmes droites profitent du malaise et du manque d’investissement pour revendiquer des méthodes pédagogiques qui confinent au dressage en dénonçant syndicats, enseignantEs et pédagoguEs comme responsables des échecs. Seule solution : la mise en concurrence des systèmes, des écoles, des élèvEs, des enseignantEs… avec de plus grandes facilités pour les écoles privées et la mise à l’index de l’idéal d’une école pour toutes et tous !

Autorité, inégalités, identité... leurre programme !

Plus question d’émanciper l’ensemble des élèvEs, de les amener le plus loin possible. Dans un monde de compétition, il y a des « perdantEs » et des « gagnantEs », des « méritantEs » et des enfants « qui ne le sont pas »… et qu’importe que ce soit toujours les mêmes, il faut l’accepter comme une évidence, un fait naturel : il y a celles et ceux qui auraient certains dons et d’autres pas, il y a celles et ceux qui seraient « manuel-lE-s » et les autres « intellectuel-lE-s ».

L’école n’est dès lors plus qu’un instrument supplétif de l’économie nationale. Il faut de la rentabilité, un retour sur investissement rapide et dans cette logique, elle devient d’abord un coût.

Oublié le projet de société structurant. L’humanisme, même imparfaitement réalisé, d’une éducation émancipatrice, une Éducation nationale chargée de former des individus conscientEs des enjeux de la société dans laquelle ils et elles vivent ! Il faudrait « mériter » l’éducation que l’on reçoit et si cela ne convient pas, l’apprentissage sera là pour celles et ceux qui n’arrivent pas. Peu importent les raisons de leur échec. Peu importe que l’apprentissage n’ait jamais fait la démonstration de son efficacité. « Leur école » n’a plus pour but que d’être une antichambre de l’entreprise et du marché du travail. Succursale à formater des producteurs et des consommateurs obéissants pour une élite économique libre de se perpétuer au milieu de dynasties de politiciens inamovibles.

« Vous trouvez que l’éducation coûte cher ? Essayez l’ignorance ! » déclarait Abraham Lincoln à celles et ceux qui lui reprochaient de vouloir investir dans l’École. 150 ans après, sa phrase conserve toute son acuité.

La question est aujourd’hui de savoir si l’on peut encore avoir de l’ambition pour l’Éducation nationale. Si le savoir, la culture, l’esprit critique… restent ou non des piliers structurants de notre avenir et comment la pédagogie doit participer à cette construction. Évidemment pour nous la réponse est affirmative… même si cela n’a rien d’évident. Même si nos organisations continuent d’avoir des divergences sur certaines questions, sur certaines priorités, sur la lecture de certains faits… elles restent persuadées qu’il n’y a pas d’enfant perdu d’avance, que l’éducation, la culture sont les vecteurs de l’émancipation humaine. Persuadées aussi, que c’est en donnant plus de poids à l’éducation, à l’école, en faisant confiance aux enseignantEs et aux jeunes… que l’on pourra relever les défis démocratiques, économiques et écologiques dont l’urgence n’est plus à démontrer. 

Une obsession historique

Petite histoire de l’extrême droite contre l’école, de l’antisémite Drumont à Robert Ménard...

La mise au pas de l’école publique est une vieille obsession de l’extrême droite française. Depuis plus d’un siècle, elle éructe sa haine de l’égalité sociale ou entre les sexes et de la démocratisation de l’enseignement, prônant la sélection, la ségrégation et l’exclusion.

Dès la fin du XIXe siècle, l’antisémite Édouard Drumont avec son journal La Libre parole, mène campagne contre la « co-éducation des sexes » pratiquée par le pédagogue Paul Robin et obtient sa révocation.

Dans les années 1900, « l’Union des instituteurs patriotes » prend le relais et se mobilise contre les premiers syndicats d’instituteurs et d’institutrices en dénonçant une école « sans patrie » et décadente…

Dans l’entre-deux-guerres, le mouvement pour l’École unique cristallise les oppositions, et, en premier lieu celle de l’Action française de Maurras qui crée le Cercle Fustel-de-Coulanges pour combattre le « démocratisme » scolaire. Freinet fera les frais de ces enragés et sera poussé à la démission…

Le Régime de Vichy s’inspire directement du programme du Cercle Fustel-de Coulange que fréquenta Pétain. Les enseignantEs sont les premières cibles de l’État français qui, en quelques mois, instaure un programme revanchard de « rééducation nationale », interdisant les syndicats, bâillonnant les éléments « subversifs », supprimant les Écoles normales (ces « séminaires malfaisants de la démocratie »), finançant à parité le public et le privé et raccrochant les crucifix aux murs des écoles.

La Guerre d’Algérie réactive cette haine : sept directeurs des Centres sociaux et éducatifs créés par Germaine Tillion sont exécutés par l’OAS et la bibliothèque universitaire d’Alger est incendiée…

À partir de la fin des années soixante, des officines d’extrême droite, comme le Grece, visent la conquête d’une hégémonie culturelle. Leur combat se veut idéologique et lexical, les termes « égalitarisme », « droit-de-l’hommisme » « sociologisme » ou « pédagogisme » sont martelés dans les débats et les médias. Le « collège unique » focalise les attaques qui commencent à dépasser les seuls cercles extrémistes.

Le FN rêve alors de s’implanter dans la société civile et crée, en 1987, le Cercle national de l’enseignement qui deviendra, sous l’impulsion des mégrétistes, le Mouvement pour une éducation nationale (MEN), pseudo-syndicat et association de parents d’élèves. Les enseignantEs, considérés par Jean-Marie Le Pen comme des « crassouillards fumeurs de shit », sont jugéEs responsables de la décadence de la société.

Pour l’héritière Marine Le Pen, ils et elles deviennent un public à séduire et conquérir. C’est l’objectif du Collectif Racine, initié par Florian Philippot. Son projet est de « Redresser les corps, redresser les esprits pour redresser la nation ». Leur nostalgie d’une école de la République fantasmée n’empêche pas les liens avec les milieux intégristes catholiques, dont certaines figures participent Collectif Racine.

Quant aux complotistes de la Journée de retrait de l’école (JRE) alliés aux réseaux d’Alain Soral et aux traditionalistes partisans des écoles privées hors contrats proches de la Manif pour tous, ils se sont retrouvés à Béziers, en mai 2016, à l’invitation de Robert Ménard, rêvant tout haut de « passer l’école de Mai 68 au kärcher ». Leur haine de l’égalité et de la démocratie reste intacte… 

Une rhétorique conspirationniste

À l’ère d’Internet, du buzz, des blogs et des réseaux sociaux, l’extrême droite dispose aujourd’hui d’un vaste relais qui utilise la désinformation, les peurs, les préjugés, le sensationnalisme et toute une pseudo-pensée complotiste à des fins réactionnaires.

YouTubers isolés, mouvements organisés, voire partis politiques, tous se présentent comme des « antisystèmes éclairés » prétendant dévoiler au grand jour les vérités cachées et les « machinations secrètes » fomentées par d’imaginaires groupes d’individus qui dirigeraient le monde et seraient à l’origine de chaque événement : complot sioniste ou homosexuel, secte illuminati, ordre franc-maçon…

Par exemple, l’école aurait selon eux pour ambition secrète d’apprendre la masturbation aux enfants, de travestir les garçons ; manuels scolaires et professeurEs d’Histoire mentiraient afin de dissimuler un « complot juif » ; parallèlement, un « grand remplacement » serait en cours pour islamiser silencieusement la « civilisation » occidentale…

Par le recours à la propagation de rumeurs virales en tous genres, qui se répandent instantanément et se renouvellent sans cesse sur la toile, cette complosphère procède à une réécriture permanente de l’Histoire et de l’actualité afin d’alimenter, sous couvert de « liberté d’expression », des idées xénophobes, racistes, sexistes et homophobes.

Ainsi, face à la complexité du monde et en s’appuyant sur une défiance légitime vis-à-vis des médias et des discours officiels, cette propagande qui rencontre une large audience stérilise toute pensée réellement critique et nous amène à nous interroger sur notre rapport au savoir. C’est donc aussi une véritable éducation aux médias et un combat pédagogique qu’il faut mener pour armer l’école et la jeunesse contre tous ces mercenaires du néofascisme 2.0. 

Ces réseaux à l’assaut de l’école publique

C’est une véritable « nébuleuse » réactionnaire qui investit aujourd’hui le champ médiatique pour y distiller son « anti-égalitarisme » et se lamenter de la « dégénérescence » de l’école et de la civilisation. Elle rassemble trois grandes familles de pensée qui s’opposent parfois, se recoupent aussi et s’allient au gré des circonstances.

Il y a d’abord la droite identitaire, autoritaire, élitiste. Ennemie de l’égalité et de la démocratie, elle considère l’école comme l’instrument du « Grand remplacement » et occupe le paysage médiatique (et pas seulement sur le Net...) pour mieux instaurer son hé­gé­­monie culturelle.

Le second pôle, c’est celui des catholiques traditionalistes qui voient dans l’ultra-libéralisme un levier pour promouvoir un enseignement religieux libéré de tout contrôle (SOS éducation, Radio Courtoisie, la Fondation pour l’école, Civitas, etc.). Partisans du « Chèque éducation », ils considèrent toujours l’enseignement public comme l’ennemi à abattre, l’école « du diable » aux mains des « socialo-communistes ». On les a vu à l’œuvre avec la Manif pour tous, la mobilisation contre l’enseignement visant à déconstruire les stéréotypes de genre à l’école (JRE, vigi-gender, etc.), mais aussi à travers l’ouverture d’écoles hors contrat (Espérance Banlieues : uniformes, salut au drapeau, etc.).

Enfin, le troisième courant, c’est celui du national-républicanisme : l’école y est au cœur d’un projet politique qui entend dépasser les clivages gauche / droite autour de la souveraineté nationale et du redressement du pays.

En 2013, le FN lance son cercle « d’enseignants patriotes » (le Collectif Racine). Si la plupart de ses animateurs sont issus du souverainisme, tout comme Florian Philippot, le promoteur de l’ancrage du FN dans la société civile, les parcours sont multiples... Et leur rêve est de fédérer la nébuleuse réactionnaire. 

L’école laboratoire de la rééducation frontiste

Depuis mars 2014, environ 453 000 personnes vivent en France dans une municipalité d’extrême droite. Onze mairies sont gérées par le FN, ou par un maire élu avec le soutien du FN. Quatre autres communes sont dirigées par la Ligue du Sud, petit parti d’extrême droite présidé par l’ex-FN Jacques Bompard. Se servir des mairies conquises en mars 2014 comme des vitrines pour démontrer la capacité « à gouverner » et préparer 2017, tel est le projet du FN, en évitant les scandales et les actes susceptibles de créer trop de mauvaises publicités.

En ce qui concerne ce projet de gestion « soft », c’est raté : « chassez le naturel, il revient au galop ».

Les possibilités d’intervention des maires sur l’école, son fonctionnement, ses programmes sont limitées, alors ils se rabattent sur la culture, le périscolaire et l’accompagnement social qui permet aux élèves vivant dans la précarité de suivre leur scolarité dans des conditions de vie décente ; et bien sûr, en attaquant les syndicalistEs enseignantEs et les associations de parents d’élèves qui organisent la résistance.

À cela s’ajoute l’infecte finalité du programme de l’extrême droite, « la préférence nationale », que ces maires ne peuvent pas encore mettre en pratique, mais dont ils développent, insidieusement, la perspective par leurs déclarations et leurs décisions discriminatoires. Les quelques exemples suivants, parmi beaucoup d’autres, en sont l’illustration.

À Béziers, la municipalité s’est illustrée en réservant la participation aux activités périscolaires aux seuls enfants dont il est prouvé qu’un des deux parents travaille. À cela, s’ajoute la suppression de l’étude surveillée du matin, remplacée par un simple accueil.

Contre les gens du voyage, le maire de Cogolin a rédigé ce communiqué abject : « À l’occasion de l’arrivée importante de gens du voyage, la mairie demande aux résidents de rester vigilant et de signaler à la police municipale tout comportement suspect ». Le maire s’oppose à la présentation d’une danse orientale au Gala des Associations : « S’ils veulent vivre comme en Orient, les frontières sont ouvertes »,

À Hayange, le maire, Engelmann éructe : « La danse orientale est incompatible avec le Front National ». À Fréjus, le maire met fin à la subvention du Centre Social de Villeneuve. Au Pontet, le maire FN décide de la fin de la gratuité des cantines scolaires pour les enfants issus de familles démunies.

Le maire de Beaucaire, dans une tribune aux relents racistes publiée sur un site du FN, stigmatise les enfants issus de l’immigration qu’il est, à son grand regret, obligé d’inscrire dans les écoles de « sa » ville. Il parle ainsi de 22 enfants (sur les 16 000 habitantEs de la commune) et les désigne à la vindicte populaire : « ces élèves, pour la plupart originaires du Maghreb et/ou de nationalité espagnole grâce à l’Europe passoire et laxiste en matière de naturalisation et de droit du sol. »

À Marseille, Stéphane Ravier et ses acolytes du FN dans une même logique discriminatoire votent contre les subventions de la dizaine de centres sociaux de la ville ou contre la réhabilitation de l’école de la Busserine. Face à cela, les parents et les enseignantEs refusent la venue des élus FN, le conseil d’école est suspendu et le maire, Stéphane Ravier déclare vouloir éradiquer les « métastases rouges du quartier ». Ce qui en dit long sur la nature fascisante du FN et l’arnaque de sa « dédiabolisation ». Les enseignantEs du Lycée Paul-Langevin à Beaucaire l’ont expérimentée, quand, ayant refusé de serrer la main du maire, ils et elles se sont fait insulter dans la presse : « Syndicalistes sans éducation, privilégiés, aigris et sectaires dont le comportement n’a rien à envier à celui des racailles. »

Tous ces exemples doivent nous conforter dans notre volonté d’informer sur les pratiques totalitaires et violemment discriminatoires des mairies d’extrême droite afin de se mobiliser, tou-te-s ensemble, enseignantEs, éducateurs et éducatrices, parents d’élèves et syndicalistEs, avec celles et ceux qui subissent et résistent à l’inacceptable.

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En septembre 2015, VISA publiait le 1er tome de « Lumière sur mairies brunes ». Il recensait tous les faits et méfaits de la 1ère année de l’extrême droite aux pouvoirs dans les villes qu’elle occupe. Pendant les deux années suivantes, VISA a poursuivi ce travail de « mémoire ».

Pour mettre en pleine lumière les origines véritablement fascistes du Fn et de toute l’extrême droite, rien ne vaut un recensement exhaustif, méticuleux et daté.

Ce deuxième tome « lumière sur mairies brunes » couvre donc la période allant de juin 2015 à juin 2017. Il regorge d’informations sur les pratiques municipales plus ou moins radicales de l’extrême droite et illustre ainsi tous les reculs sociaux qu’elle provoque lorsqu'elle exerce le pouvoir.

« Lumière sur mairies brunes », c'est 236 pages et autant d'arguments contre l'extrême droite.

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Il faut veiller à ce que le combat contre l'extrême droite ne passe pas après les luttes syndicales au prétexte qu'elle a été battue aux présidentielles et qu'elle n'a obtenue «que» 9 députés.

Il faut continuer de lutter, sans relâche et avec la même force, contre les politiques libérales, notre adversaire qui fait aussi monter le FN, et contre le fascisme, notre ennemi historique.

 

Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes - 80/82 rue de Montreuil - 75011 PARIS

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"droites extrêmes" Blog Le Monde

Le virage sur l’aile est serré. Un peu moins de deux ans après les élections régionales de 2015, Olivier Bettati, qui menait la liste Front national dans les Alpes-Maritimes, assure aujourd’hui qu’il n’était à l’époque… qu’une « tête de liste divers droite » pour le...

09.11.2017 - 12:40

Fil d'informations RESF

Une quinzaine d'associations de l'hébergement d'urgence ont claqué la porte du ministère de l'intérieur vendredi matin. Le ministre, Gérard Collomb, leur présentait son dispositif pour sortir les sans-papiers des centres d'hébergement d'urgence. LE MONDE| 08.12.2017 Par Maryline Baumard Trop c'est...
13.12.2017 - 21:43
Monsieur le Préfet, Nous vous demandons de remettre en liberté Arman Kazaryan (GHAZARYAN selon la transcription de son passeport), mis en centre de rétention le dimanche 3 décembre 2017, au Mesnil-Amelot. Présenté à l'avion samedi 9 décembre, il a refusé d'embarquer et à son retour au CRA, il a...
13.12.2017 - 15:38
Le Conseil Départemental de Meurthe et Moselle a adopté, à l'unanimité, le schéma départemental "Enfance Famille 2018 2022". En lisant l'article de l'Est Républicain ce jour, on peut noter que le Président du Conseil Départemental, Mathieu Klein, refait part de son souhait pour que l'État se charge...
12.12.2017 - 12:13
De nombreux enfants sans Toit en France.
11.12.2017 - 15:08
A l'occasion de la journée internationale des migrants, rassemblement de soutien au Puy, lundi 18 décembre à partir de 17h30 place du Clauzel
11.12.2017 - 00:41
RESF11 s'associe à la Journée internationale des migrants du 18 décembre et organise un concert de musique classique en soutien aux sans-papiers , le dimanche 17 décembre à 16h à l'église St Jacques, au Viguier à Carcassonne. Lieu symbolique puisque des familles y avaient été accueillies alors qu'...
10.12.2017 - 11:00
Avec Marcel Dekervel (RESF Amiens par téléphone) ; Romain Gerland (Turbulence / RESF 77, par téléphone) ; Emily Barbelin et Vitalija Samuilova ; Marie Martin (Migreurop) 1 – Intro et journal avec Marcel Dekervel, en direct d'Amiens (par téléphone) Il sera notamment question du refus du Préfet de la...
09.12.2017 - 17:04
RASSEMBLONS-NOUS ASSOCIATIONS ET CITOYENS Lundi 11 décembre 2017 de 7h à 11h devant la Préfecture des Hauts-de-Seine à Nanterre contre les mauvaises conditions d'accueil des personne étrangères Des associations engagées dans le soutien aux personnes étrangères se sont regroupées au sein du...
09.12.2017 - 17:31
Les mineurs sont pris en charge par les travailleurs sociaux de l'Armée du Salut. Le Conseil Départemental communique. Lire l'article de l'Est Républicain, du 8 décembre. Sur le site de la LDH Nancy : Voir les extraits des reportages de France 3 Lorraine sur le même sujet. RESF 54, la LDH-Nancy et...
08.12.2017 - 15:23
08.12.2017 - 11:59

DAL, GISTI, LDH, LOPPSI, dailleursnoussommesdici...

12.12.2017 - 10:37
12.12.2017 - 10:41
En prélude à la journée internationale des migrant⋅e⋅s, retrouvons-nous le samedi 16 décembre 2017 à Menton : pour célébrer la journée internationale des migrant⋅e⋅s et donner de la visibilité à toutes les initiatives qui seront prises dans ce cadre ; parce que cette frontière est devenue un des...
gisti
16.12.2017 - 14:00
réseau asile de Toulouse Asile...
gisti
12.12.2017 - 13:15
publié en décembre 2017 Vous venez d'obtenir le statut de réfugié, de protection subsidiaire ou d'apatridie : bienvenue dans le Guide du réfugié. Nous espérons vous aider dans la connaissance de vos droits et dans vos démarches pratiques : carte de séjour, logement, travail, santé, unité familiale...
gisti
12.12.2017 - 10:33
December 2017 You have just received your status of refugee, beneficiary of subsidiary protection or stateless person: welcome to the Refugee's Guide. We hope that we will be able to help you to know your rights and assist you with the practical steps you need to take: residence permit, housing,...
gisti
12.12.2017 - 10:37
الحصــول علــى صفــة اللجــوء، الحمايــة المؤقتــة أو صفــة عديــم الجنســية هــو بدايــة لحيــاة جديــدة فيهــا حقــوق و واجبــات. إنهــا المدخــل الحقيقــي للمجتمــع الفرنســي وهــو قطع العلاقــة الإداريــة والقضائيــة مع بلــدك الأم. يجب ً أيضــا التحضيــر لهــذه المرحلــة الجديــدة، إنهــا...
gisti
12.12.2017 - 10:41

         

COMMUNIQUE Paris le 11 décembre 2017

 

Lutte contre les marchands de sommeil en Ile-de-...
dal
11.12.2017 - 13:54

 

PARIS: Photos de Jean-Claude Saget: ici

 

...

dal
11.12.2017 - 13:44
Première édition : le 8 décembre 2017 Mise à jour : le 11 décembre 2017 Cette note de jurisprudence vise à apporter un éclairage sur cette procédure complexe qui devient pourtant un élément central de la politique mise en œuvre par la France et qui a pour effet de précariser de plus en plus les...
gisti
08.12.2017 - 12:47
Session de 2 jours, le 7 décembre 2017 - [Autres Formations]
gisti
07.12.2017 - 09:30
  Réquisition des locaux de l’Université pour le logement de touTEs

 

Aujourd’hui lundi 4 Décembre, l’amphithéâtre G du bâtiment CLV de l’Université à été...

dal
05.12.2017 - 19:13
Le 29 novembre dernier, Stéphan Pélissier s'est vu condamner à 7 ans de prison ferme par la justice grecque pour avoir porté secours à sa belle-famille fuyant la guerre en Syrie. En 2015, ce Français originaire d'Albi a tenté d'aider ses beaux-parents, sa belle-sœur et son beau-frère à passer de...
gisti
05.12.2017 - 07:47
relative à l'évolution du parc d'hébergement des demandeurs d'asile et des réfugiés Quelques éléments : Création de 200 places de CAES (centres d'accueil et d'examen de situation administrative) - essentiellement par transformation de CAO qui diminuent d'autant - dans chaque région sauf Île-de-...
gisti
04.12.2017 - 17:18
portant création d'un système d'entrée/de sortie (EES) pour enregistrer les données relatives aux entrées, aux sorties et aux refus d'entrée concernant les ressortissants de pays tiers qui franchissent les frontières extérieures des États membres et portant détermination des conditions d'accès à l'...
gisti
30.11.2017 - 07:50

COMMUNIQUE Paris le 28 novembre 2017

Censure de l’encadrement des loyers à Paris : Une nouvelle régression pour les locataires Généralisation et respect...
dal
28.11.2017 - 18:39

COMMUNIQUE Paris le 25 11 2017 – 15h00

 

Gymnase Roquépine : les sans abris sont hébergés La préfecture de région s’engage à les héberger jusqu’à leur relogement Le gymnase est libéré depuis vendredi en fin d’après-midi

 

Les...

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25.11.2017 - 16:02
  UN TOIT POUR APPRENDRE- TOUTES LES FAMILLES A LA RUE AURAIENT ETE MISES A L’ABRI!

Après un an et demi de campagne Un Toit Pour Apprendre menée par le DAL Toulouse, la FCPE31, la LDH et...

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25.11.2017 - 16:34
Colloque à l'initiative de l'Observatoire de l'enfermement des étrangers, en partenariat avec la LDH Bretagne, le MRAP et le festival Migrant'scène de La Cimade Les politiques d'enfermement et d'expulsion des personnes étrangères conduites par les gouvernements successifs se sont considérablement...
gisti
25.11.2017 - 09:00

Fin de l’occupation du gymnase Roquépine : la préfecture de région s’est engagée à héberger puis reloger les ménages sans abri soit : les 40 personnes sans logis du gymnase, les 25 de Montreuil les 5 de St-Denis. mais pas la totalité des occupants du gymnase...

dal
24.11.2017 - 22:34

Saint-Denis, le 23 novembre 2017 Hébergement des 5 sinistrés du 48 rue de la République victimes de l’assaut antiterroriste!

Après près d’une semaine de campement devant leur...

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23.11.2017 - 22:33

COMMUNIQUE Paris le 22 novembre 2017 – 15h40  

Le Froid arrive, #OnSMetAuChaud Occupation du gymnase Roquépine, proche de l’Élysée 18 rue Roquépine Paris 8e

 

Depuis 14h15, environ 150...

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22.11.2017 - 18:46

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